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« La diplomatie parlementaire doit servir la paix, la justice et la dignité » : au Sénat du Mexique, Christelle Vuanga porte la voix de la RDC pour des actions concrètes dans l’Est

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Au Sénat du Mexique, la députée nationale Christelle Vuanga a affirmé que « la diplomatie parlementaire doit servir la paix, la justice et la dignité », en portant la voix de la République démocratique du Congo lors d’un débat de haut niveau entre le Mexique et l’Afrique. Dans une intervention marquée par un ton ferme, elle a insisté sur l’urgence de passer des discours aux actions concrètes face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.

Prenant la parole devant des parlementaires et acteurs internationaux, l’élue congolaise a rappelé la gravité de la situation sur le terrain. « Pendant que le monde discute, des vies sont brisées à l’Est de notre pays », a-t-elle déclaré, dénonçant une inertie internationale face aux violations répétées des droits humains. Elle a martelé que « les droits humains ne peuvent pas rester des mots », appelant à des mesures tangibles pour protéger les populations civiles.

Dans la foulée, Christelle Vuanga a souligné la responsabilité des parlementaires dans la promotion de la paix à travers le dialogue et la coopération internationale. « Se taire, c’est cautionner. Agir, c’est défendre l’humanité », a-t-elle lancé, exhortant ses homologues à faire de la diplomatie parlementaire un levier d’influence en faveur de la justice et de la dignité humaine.

Un engagement constant sur tous les fronts

Très active sur les questions de droits humains, Christelle Vuanga s’illustre aussi bien sur la scène nationale qu’internationale. En RDC, elle est reconnue pour ses prises de position en faveur des populations vulnérables et pour son implication dans le contrôle de l’action publique. À l’étranger, elle multiplie les plaidoyers afin de mobiliser la communauté internationale sur les crises que traverse le pays, consolidant ainsi son rôle de voix engagée pour la paix et la justice.

Exaucé Kaya

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Kigali, sa Majesté l’otage : La solidarité militaire mise aux enchères

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On aura tout vu. Le Rwanda, ce petit poucet devenu grand frère de l’Afrique australe, menace désormais de plier bagage au Mozambique si on ne lui graisse pas davantage la patte. La déclaration, tombée comme un couperet de la bouche du chef de la diplomatie rwandaise, Olivier Nduhungirehe, a la clarté brutale d’un ultimatum mafieux :

“Nous retirerons nos troupes si un financement durable n’est pas obtenu.” Traduction : Cessez de nous regarder comme des boy-scouts généreux, et regardez-nous plutôt comme des mercenaires de luxe qu’il faut payer au prix fort. Sous couvert de défense de la stabilité régionale, Kigali pratique un chantage éhonté, prenant en otage la sécurité de Cabo Delgado et les populations déplacées pour exiger un chèque.

Après avoir joué les justiciers masqués contre les terroristes, le régime de Paul Kagame enlève le masque pour révéler celui du percepteur : si vous voulez la paix, sortez le carnet de chèques. Le plus risible, ou plutôt le plus glaçant, dans cette sortie, c’est l’amalgame cynique entre le “sacrifice ultime” de ses soldats et la protection des “méga investissements” de TotalEnergies, une multinationale française.

Comme si le sang versé par les RDF (Rwanda Defence Force) n’avait d’autre but que de rassurer les actionnaires des majors pétrolières. “Nos vaillants soldats sont vilipendés par les pays qui bénéficient grandement de notre intervention”, pleurniche-t-on à Kigali. On croit rêver ! Depuis quand une opération de stabilisation est-elle un business plan dont il faut détailler le retour sur investissement ?

Le Rwanda brandit la carte de l’ingratitude internationale, mais il oublie de préciser que sa présence au Mozambique n’est pas qu’une mission de sauvetage : c’est aussi une opération d’influence majeure, un déploiement géostratégique qui permet à Kigali de s’imposer comme le gendarme incontournable d’un Mozambique riche en gaz. En menaçant de claquer la porte, le Rwanda ne punit pas les critiques occidentaux, il punit les Mozambicains et offre sur un plateau la région aux insurgés.

Une générosité vraiment désintéressée. Au final, cette sortie pathétique révèle la vraie nature d’un régime qui a fait de la « résilience » un fonds de commerce. Le message est aussi simple que cynique : “Nous avons stabilisé la zone pour que Total puisse forer ? Parfait. Maintenant, payez-nous, ou nous laissons les terroristes revenir dynamiter vos pipelines.” C’est la méthode du pompier pyromane version diplomatique.

En posant un ultimatum aussi grossier, Kigali ruine le capital sympathie qu’elle avait pu accumuler et expose au grand jour sa realpolitik : la solidarité panafricaine a un prix, et ce prix est en train de devenir exorbitant. Si la communauté internationale cède à ce chantage, elle valide un dangereux précédent : celui où les États africains monnaient leur sécurité au plus offrant, transformant les champs de bataille en table de négociations pour investisseurs.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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