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La deuxième invitation de l’administrateur de Pweto adressée au chef du village Mulonde

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Dans un contexte politique déjà tendu, la récente déclaration du chef du village Mulonde, soutenant Moïse Katumbi dans le dossier opposant l’État Congolais à l’opposant Moïse Katumbi Chapwe concernant la piste de l’aéroport Mulonde et accusant certaines autorités provinciales, a suscité une onde de choc.

Ce soutien public lui vaut désormais une deuxième invitation signée par l’administrateur de territoire de Pweto, Berby Wallington Lumbwe Kanganyoka qui lui intime l’ordre de se présenter séance tenante. Ce qui soulève de nombreuses questions sur les motivations et les implications de cette prise de position qui engage la responsabilité publique.

La première interrogation qui vient à l’esprit est celle de la légitimité d’un chef de village à se prononcer sur des questions aussi hautement politiques. En soutenant Moïse Katumbi, figure emblématique de l’opposition et ancien gouverneur du Katanga, le chef du village se pose en acteur d’une lutte qui dépasse son rôle traditionnel de médiateur local.

Ce soutien est-il le reflet d’une volonté réelle d’améliorer les conditions de vie de sa communauté ou simplement une manœuvre politique en faveur d’une personnalité influente ? Il est important de rappeler que la situation politique en RDC est marquée par des tensions entre le pouvoir en place et l’opposition. Le soutien du chef du village à Katumbi ne peut être dissocié de ce contexte.

En se prononçant publiquement, il prend le risque de polariser davantage une communauté déjà divisée et de s’attirer les foudres de ceux qui voient en Katumbi un adversaire à leur légitimité. Cette prise de position pourrait-elle avoir des conséquences néfastes sur la paix locale ? La question de la piste de l’aéroport Mulonde est également centrale dans cette affaire.

Ce projet est perçu par certains comme une opportunité de développement économique pour la région, tandis que d’autres y voient une menace à l’intégrité des terres agricoles et des ressources naturelles locales. En soutenant Katumbi, le chef du village pourrait-il être perçu comme un allié de l’élite politique qui cherche à imposer des décisions sans tenir compte des préoccupations des villageois ?

La deuxième invitation de l’administrateur de territoire, qui pourrait être interprétée comme une tentative de contrarier le soutien du chef de village, incite à une réflexion plus large. Quelles devraient être les responsabilités des chefs traditionnels dans un système politique en mutation ? Comment peuvent-ils naviguer entre leurs devoirs envers leur communauté et les pressions des acteurs politiques ?

Le soutien du chef du village Mulonde à Moïse Katumbi soulève des questions cruciales sur le rôle des leaders locaux dans le paysage politique congolais. Au-delà des rivalités politiques, ce choix met en lumière la nécessité d’un dialogue inclusif qui prend en compte les voix de toutes les parties prenantes. Il est impératif que les leaders communautaires réfléchissent à l’impact de leurs choix sur l’harmonie sociale et le développement durable de leurs régions.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Santé

Ebola à Butembo : les autorités appellent les étudiants à renforcer le respect des mesures barrières

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Les autorités urbaines de Butembo ont sensibilisé les étudiants au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre la 17ᵉ épidémie de la Maladie à virus Ebola. Le message a été lancé ce mardi 26 mai 2026 à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du trophée du championnat de football de la paix organisé par la Représentation des Étudiants du Congo (REC/Butembo-Lubero).

Prenant la parole au cours de cette activité, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, chef de division urbaine à la mairie de Butembo, a exhorté la jeunesse estudiantine à s’impliquer activement dans la riposte contre Ebola à travers le respect des gestes barrières.

« J’invite le corps estudiantin à se liguer pour la riposte contre Ebola. Vous êtes encore jeunes, et nous ne voulons pas voir un jeune mourir d’une maladie aussi grave alors qu’il suffit de respecter quelques gestes simples. L’expérience de la dixième épidémie en 2018 nous a beaucoup appris », a-t-il déclaré.

L’autorité urbaine a indiqué que la ville de Butembo a déjà enregistré deux cas positifs, d’où l’importance d’une mobilisation communautaire pour limiter la propagation de la maladie.

« Je vous demande de respecter les gestes simples afin d’éviter toute chaîne de contamination. Si, après 21 jours, aucun nouveau contact n’est détecté autour des cas confirmés, cela signifiera que la riposte évolue positivement. Cette lutte doit être communautaire, mais l’engagement doit d’abord être personnel », a-t-il insisté.

Dans la ville de Butembo, les campagnes de sensibilisation se multiplient depuis l’annonce de cette nouvelle épidémie. Plusieurs acteurs rappellent notamment les conséquences dramatiques de la dixième épidémie d’Ebola, qui avait causé la mort de plus de 2 277 personnes dans la région, dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte.

Dalmond Ndungo

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