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Analyses et points de vue

La dette publique de la RD Congo : Mythes, réalités et perspectives

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Dans un contexte où la dette publique de la République Démocratique du Congo a explosé, atteignant 10 milliards USD en cinq ans selon la DGDP, le débat s’intensifie. Cependant, les données passées et actuelles révèlent un panorama plus complexe. L’augmentation de la dette de 2019 à 2024 n’est pas aussi dramatique qu’elle n’y paraît.

En réalité, l’encours de la dette était déjà plus élevé en 2019 que les chiffres précédemment avancés. De plus, les fonds empruntés ont été alloués à des secteurs clés tels que la santé, l’éducation et les infrastructures, visant à stimuler la croissance économique. Les dettes sont souvent le commencement de la ruine. Il n’y a que les dettes que l’on peut payer qui sont ennuyeuses

Soulignons également que le ratio dette/PIB reste bien en deçà des seuils critiques observés ailleurs en Afrique, offrant une marge de manœuvre significative pour le remboursement. Cette dette, lorsqu’elle est investie efficacement, peut catalyser une croissance inclusive et durable pour le pays. Il n’est pourtant de pire pauvreté que les dettes.

Ainsi, il est impératif de dépasser les préjugés sur la dette et de considérer ces emprunts comme des investissements nécessaires pour le développement du pays. L’engagement du Président Félix Tshisekedi dans cette voie vertueuse nécessite le soutien de tous les citoyens pour assurer un avenir prospère à la République Démocratique du Congo.

Crédits, dettes, avances et réductions ont l’inconvénient de ralentir la circulation de l’argent et de brouiller les amitiés avec des partenaires multilatéraux. C’est pour cela qu’elle est une plaie qui ne doit pas s’éterniser. On ne sort pas d’une situation de dettes excessives en la repoussant sans cesse. C’est irresponsable car la dette est la peine que nous léguons à nos enfants.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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