Sports
La députée Hermione Bolumbe aux Léopards à la CAN 2025 : « Allez au combat avec force et discipline. Ramenez la coupe à la maison »
À l’occasion du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, qui débute ce jour au Maroc, la députée nationale de Kinshasa, Hermione Bolumbe, a adressé un message fort de soutien aux Léopards de la République démocratique du Congo. « Allez au combat avec force et discipline. Ramenez la coupe à la maison », a-t-elle lancé, appelant les joueurs à porter haut l’honneur et l’espoir de tout un peuple.

Pour l’élue kinoise, la CAN est bien plus qu’une compétition sportive : c’est un moment d’unité et de communion africaine. Elle a salué la mobilisation nationale derrière l’équipe, assurant que chaque Congolaise et chaque Congolais sera une source de force à chaque rencontre. « Le Congo est debout, uni derrière ses Léopards », a-t-elle souligné, évoquant la fierté nationale et la foi en la victoire.

Les Léopards de la RDC entreront en lice le mardi 23 décembre face au Bénin. Ils sont logés dans le groupe D, aux côtés du Sénégal, du Bénin et du Botswana, dans une poule relevée où discipline, courage et détermination seront décisifs pour viser le sacre continental.
Exaucé Kaya
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
