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La députée Dr Hermione Bolumbe porte la voix de l’Afrique centrale et du Congo à la conférence sur la dette et la justice réparatrice à Accra

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La députée et médecin Hermione Bolumbe prendra part à la 5ᵉ édition de la Conférence africaine sur la dette et le développement (AfCoDD V), organisée par le Forum et Réseau Africain sur la Dette et le Développement (AFRODAD), du 27 au 29 août 2025 à Accra, au Ghana.

L’événement, qui se tiendra dans les locaux de l’hôtel Mövenpick, réunira des personnalités politiques, économiques et de la société civile venues de tout le continent africain et d’ailleurs. Sous le thème « La crise de la dette en Afrique : une analyse à travers le prisme des réparations et de la justice réparatrice », cette conférence de haut niveau vise à construire une réponse collective et stratégique aux problématiques de l’endettement structurel des pays africains.

Hermione Bolumbe, connue pour son engagement en faveur de la justice sociale et du développement durable, apportera à cette tribune son double regard de parlementaire et de professionnelle de santé. Invitée en sa qualité de présidente de jeunes parlementaires de la région Afrique centrale, sa participation est attendue notamment sur les questions liées aux impacts de la dette sur les systèmes de santé et les services sociaux en Afrique.

AFRODAD inscrit cette initiative dans une démarche historique de reconnaissance des injustices passées (esclavage, colonisation, apartheid) et de dénonciation des mécanismes actuels de domination économique. L’objectif : promouvoir une justice réparatrice, adossée à des instruments politiques panafricains tels que la Charte africaine de l’emprunt, la Déclaration de Harare, le Manifeste de Maputo, le Traité d’Abuja ou encore l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

La conférence est organisée en collaboration avec des partenaires internationaux, notamment International Development Economics Associates (IDEAs – Africa Network) et la Campagne Stop the Bleeding (STBC), active dans la lutte contre les flux financiers illicites.

Cette rencontre promet d’être un moment fort de réflexion et de propositions concrètes pour sortir l’Afrique du piège de la dette, tout en ouvrant la voie à des réparations fondées sur la justice historique et économique.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

 

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UDPS 2028 : Avant même le crash, ils répètent déjà la scène du pillage de l’épave

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Il fallait avoir le cœur bien accroché et le sens de l’absurde chevillé au cervelet pour suivre les derniers épisodes de la sitcom UDPS. On a d’abord vu Peter Kazadi, honorable cadre du parti présidentiel, adresser une lettre incendiaire au Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée, André Mbata, oubliant au passage que l’un comme l’autre portent le même maillot.

Puis, summum du vaudeville institutionnel, ce même André Mbata s’est fendu d’un ricanement sardonique après la victoire de son poulain au Sankuru face au candidat du Secrétaire Général Augustin Kabuya, proclamant urbi et orbi que “l’Union Sacrée a gagné contre l’UDPS”. Voilà le décor planté : un parti où la victoire de ses propres structures satellites est célébrée comme une défaite de sa direction. C’est moins une scène de ménage qu’une répétition générale pour un chaos bien plus grand.

La médiocrité de ces querelles byzantines n’est pas un simple défaut de cuirasse ; elle est l’aveu public d’une impréparation stratégique qui donne le tournis. Ce théâtre d’ombres a révélé au monde entier ( et surtout aux Congolais qui attendent encore un projet structurant ) que les cadres au pouvoir ne pensent pas en termes de Nation, mais en termes de casting. Ils ne plancheront jamais sur une vision à 50 ans parce qu’ils sont incapables d’avoir une vision à 50 jours qui ne concerne pas leur propre nomination.

Leur horizon temporel s’arrête au prochain remaniement ministériel ou à la prochaine rotation des mandats provinciaux. Pas un seul d’entre eux n’a porté un débat de fond sur l’industrialisation, la démographie galopante ou la souveraineté énergétique. Non. Leur seul projet structurant, c’est de s’assurer que le voisin de bureau ne récupère pas leur fauteuil. Ce sont des court-termistes purs jus, des opportunistes pour qui le pouvoir est une fin en soi, et non le levier pour transformer un pays.

Ce qui les maintient encore dans une forme de cohésion tectonique, c’est uniquement l’aimant surpuissant de la figure tutélaire de Félix Tshisekedi. Mais 2028 n’est pas une hypothèse d’école lointaine, c’est un mur qui se rapproche à grande vitesse. Le jour où ce point de gravité viendra à disparaître du bulletin de vote, la force centrifuge actuelle n’aura plus aucun frein. Entre Peter Kazadi, André Mbata, Augustin Kabuya, Gecoco Mulumba, Nicolas Kazadi, André Wameso, Judith Suminwa et la longue cohorte des frustrés en réserve, ce ne sera pas une primaire.

Ce sera une curée. Une guerre de tranchées où chacun voudra la peau de l’autre pour hériter des ruines. Ils ont passé huit ans à ne rien bâtir ensemble, et à peine quelques heures à se déchirer pour une élection provinciale. Imaginez ce que donnera la bataille pour le royaume tout entier quand le roi ne sera plus candidat. Ce sera sanglant, et surtout, terriblement inutile pour le Congo.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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