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La dépouille de Ndaye « Mutumbula » déjà à Kinshasa !

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C’est à 21h30 minute que l’avion Congo Airways a atterri à l’aéroport de N’djili en provenance d’Afrique du sud avec à son bord, la dépouille du recordman Africain, Ndaye Mulamba dit « Mutumbula » décédé depuis le 26 janvier 2019 au pays de Nelson Mandela après quatre mois d’hospitalisation dans un hôpital de la place.

Comité d’organisation, famille, anciens joueurs, journalistes tous étaient présents à l’aéroport pour attendre le rapatriement de cette icône du football africain.

Aussitôt arrivée, la dépouille de l’illustre disparu a été acheminée à la morgue de l’hôpital du cinquantenaire pour quelques heures seulement avant sa levée prévue ce lundi 25 février.

Le programme prévoit la levée du corps ce lundi 25 février 2019 à 11 heures et départ pour le stade Tata Raphaël où, il sera exposé pendant trois heures. Un match d’adieu des anciens léopards y sera également organisé. En suite , la dépouille sera conduite au Palais du Peuple où elle sera exposée pour les derniers hommages.

L’enterrement interviendra le mardi 26 fevier à la Nécropole « Entre ciel et terre » de la Nsele. Signalons qu’avant la levée du corps pour l’enterrement, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi va décorer le défunt à titre posthume par canal du Chancelier des Ordres Nationaux.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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