Analyses et points de vue
La déclaration choc de l’honorable Vital Kamerhe sur la crise humanitaire en RD Congo : Un appel à l’action de la Francophonie
Dans une déclaration percutante lors de la 49e session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie à Montréal, l’Honorable Vital Kamerhe, Président de l’Assemblée Nationale de la République Démocratique du Congo, a souligné la situation dramatique qui sévit dans son pays depuis des décennies.
Avec une sincère franchise, il a mis en lumière les agressions perpétrées par le Rwanda et l’Ouganda dans l’est du Congo, provoquant des pertes humaines massives et des atrocités inimaginables. Kamerhe a critiqué l’absence de mention de la crise congolaise par la Secrétaire Générale de l’OIF, suggérant un possible déni de la présence des troupes rwandaises et ougandaises sur le territoire congolais.
Il a dénoncé l’utilisation du viol comme arme de guerre, documenté par les Nations Unies, et a pointé du doigt les actions des forces rwandaises et du M23, soutenus par l’Ouganda. Alors que le Président Tshisekedi tente des pourparlers de paix, la guerre persiste, laissant des millions de Congolais dans des conditions inhumaines et des millions de morts.
Malgré les rapports des experts de l’ONU mettant en lumière l’implication directe des forces rwandaises dans la région, la communauté internationale reste silencieuse, laissant les agresseurs impunis. Kamerhe a appelé la francophonie à agir, soulignant que la crise au Congo est aussi grave que celles en Ukraine ou au Moyen-Orient.
Il a exhorté à des sanctions et à un soutien concret pour mettre fin à cette tragédie humaine. Cette déclaration courageuse de Kamerhe met en lumière une crise humanitaire souvent ignorée, appelant la Francophonie à prendre ses responsabilités et à agir pour la paix et la justice au Congo.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Analyses et points de vue
Jean-Lucien Bussa, le ministre qui a sifflé la fin de la récréation pour faire entrer la RDC dans l’ère de la planification souveraine
Il fallait un homme qui ne sait ni se taire ni patienter, un travailleur incurable, pour oser regarder soixante-cinq ans d’atermoiements en face et décréter, sans trembler : “La récréation intellectuelle est terminée.” Le Dr Jean-Lucien Bussa Tongba n’est pas un ministre qui se contente d’occuper un fauteuil. C’est une machine d’action, un fonceur méthodique qui a transpiré l’urgence de la refondation spatiale avant même que quiconque n’en perçoive l’évidence.
Là où des générations de décideurs se sont bercées de diagnostics complaisants, lui a imposé le geste. En deux jours, du 4 au 5 mai 2026 au Fleuve Congo Hôtel, il n’a pas tenu une réunion de plus : il a administré une décharge d’électrochocs, sommant chaque acteur de passer de la contemplation à la construction. Ce ministre-là ne discute pas pour exister, il bâtit pour transformer. Son verbe est rare, mais chaque mot claque comme un ordre de mission.
La fin de l’anarchie spatiale n’est pas un vœu pieux : c’est un chantier qu’il a déjà ouvert, seul contre les scepticismes, armé d’une vision présidentielle qu’il incarne avec une loyauté musculaire et une abnégation de soldat. Le travailleur acharné se reconnaît à son refus de l’inachevé. Jean-Lucien Bussa aurait pu célébrer sa loi 25/045 du 1er juillet 2025 — ce vide juridique de 1957 qu’il a comblé à force de veilles et de batailles parlementaires — et s’en retourner dormir sur ses lauriers.
Il a préféré transformer le texte en une machine de guerre administrative. L’avis de conformité obligatoire pour tout projet d’infrastructure, ce n’est pas de la paperasse : c’est un verrou qu’il pose sur des pratiques anarchiques pour que chaque franc investi épouse le schéma directeur national. Le 15 juin 2026, il a donné ce délai comme on donne une feuille de route à des fantassins : inadmissible de trahir. D’ici là, chaque province devra lui remonter ses conflits d’usage et ses dossiers de planification spatiale.
Pas de rapport, pas d’excuse. Cet homme ne tolère pas les retards, il les sanctionne. Sous son impulsion, la péréquation spatiale intelligente quitte les amphithéâtres académiques pour entrer de force dans les budgets et les calendriers. Là où d’autres distribuent des concepts en guise de promesses, lui livre des résultats palpables, chiffrés, datés — parce qu’il sait que seul le concret sauve un peuple. En orchestrant la toute première vision synoptique du territoire congolais depuis 1960, Jean-Lucien Bussa n’a pas simplement réussi un coup d’éclat.
Il a scellé un pacte social qui redéfinit la place de l’État dans chaque parcelle de la République. Le chef de division de l’Équateur ne s’y est pas trompé : c’est “une grande première historique” qui doit tout à l’obstination d’un homme habité par l’idée que les cartes ne mentent jamais. Résultat : chaque province peut désormais s’imaginer en entité de production autonome et connectée, reliée par ces corridors de développement que le ministre pousse comme on pousse des artères vitales.
Il ne s’agit plus d’aménagement abstrait, mais d’acier, de routes, d’énergie et de justice spatiale. Le Dr Bussa impose une cadence qui épouse la vision du Président Félix Tshisekedi sans jamais s’en cacher, car ce bosseur insatiable n’a pas de temps pour les jeux de posture. En sonnant la fin de la récréation, il n’a pas seulement réveillé une administration somnolente : il a prouvé qu’un ministre peut martyriser les lenteurs, incarner la rigueur et faire éclore un développement qui ne doit plus rien aux improvisations. L’histoire retiendra que le 5 mai 2026, un homme a transformé un concept flou en destin national.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
