Analyses et points de vue
La course à la tête du gouvernorat du Haut-Uélé : Entre bilans érodés et espoirs renouvelés
Dans la province du Haut-Uélé, la compétition pour le poste de gouverneur est en ébullition, mettant en lumière quatre candidats aux trajectoires divergentes. Le gouverneur sortant, fragilisé par un bilan en demi-teinte et des affaires tumultueuses, n’a su répondre aux aspirations de la population, s’embourbant dans des scandales qui ont alimenté la rébellion de son propre frère et mentor politique.
Son dauphin, un sénateur proche, membre d’une même famille biologique et président du barreau d’Isiro doit quant à lui exposer son parcours législatif et ses luttes en faveur du Haut-Uélé, cherchant à se distinguer de l’ombre de son prédécesseur qu’il a aidé à arriver à la tête de la province en trahissant le feu Docteur Lola Kisanga le tout premier gouverneur élu.
Au milieu de ce duel politique, surgit le Grand chef Constant Lungagbe Mbatanadu soigneusement préparé en coulisses, prêt à déployer son projet de société sur l’ensemble de la province après avoir accompli l’impossible dans sa chefferie de Wando et dans le territoire de Dungu. C’est d’ailleurs le seul qui parle projet de société en faisant la politique par la preuve grâce à ses innombrables réalisations.
Sa Majesté le Grand Chef Constant Lungagbe Mbatanadu émerge tel un phénix, acclamé par ses pairs et porté par la ferveur populaire. Son passé de réalisations exceptionnelles dans son territoire en fait une figure charismatique, symbole d’un espoir renouvelé pour une province en quête de leadership authentique. Il est l’antithèse des candidats adeptes du ministère de la parole. Il est l’homme des actions.
Alors que l’élection approche, la responsabilité des députés provinciaux est cruciale. Leur devoir d’objectivité et d’écoute de la volonté du peuple devra guider leur choix, déterminant ainsi le destin du Haut-Uélé pour les années à venir. Entre l’homme du passé qui porte son échec comme un fardeau. Le candidat à tout qui ne sait même pas pourquoi il est encore candidat en ce moment et le Grand Chef Constant Lungagbe qui a pour mission de transformer la province le choix devrait être clair.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
