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La conquête inattendue du Haut-Uélé par le Bas-Uélé : Vers l’intrigue du pouvoir au Gouvernorat
Dans un scénario inattendu et pour le moins inimaginable, plus de 4000 individus sur motos et vélos ont convergé depuis le territoire de Poko et de Bambesa situés au Bas-Uélé vers Isiro, à quelques encablures de la province du Haut-Uélé pour soutenir le sénateur Jean Bakomito Gambu, candidat de la coalition Baseane Nangaa-Bakomito Gambu au Gouvernorat.
La présence remarquée du Gouverneur du Bas-Uélé le Docteur Jean Robert Nzanza Bombiti, frère du sénateur Jean Bakomito Gambu, candidat de cette nouvelle coalition au Haut-Uélé dans la ville soulève des questions intrigantes. Selon nos sources, son objectif serait de fournir une importante somme d’argent au président du barreau d’Isiro pour corrompre les députés provinciaux.
Ainsi, c’est un véritable jeu de pouvoir qui se dessine, avec le Bas-Uélé prêt à étendre son influence sur le Haut-Uélé. Une sorte d’empire familial transprovincial qui serait en réalité un complot aux contours troublants pour domination économique. Après l’échec cuisant du Gouverneur sortant Christophe Baseane Nangaa, l’heure n’est vraiment pas aux errances de celui qui est atteint de la « candidatite ».
Une famille établie à cheval sur deux provinces, certes sœurs mais distinctes, semble ourdir un complot audacieux visant à dominer ces deux entités pour s’accaparer la totalité des ressources économiques à des fins familiales. Cette manœuvre, si elle se confirme, jetterait une ombre sinistre sur l’équilibre régional et soulèverait des questions cruciales sur la gouvernance et la répartition équitable des richesses.
Cette situation fait penser à la sainteté qui fait frémir. Cette ingérence insupportable dans les malheurs de territoires abandonnés du Haut-Uélé, cette barbarie de la charité totalement intéressée, cette pitié sans scrupules. Le peuple du Haut-Uélé doit savoir une chose. Cette élection est le seul moyen d’ouvrir les yeux qui est un antidote au désespoir pour arrêter la maffia de cette nébulo-familiale Nangaa-Bakomito qui a coalisé.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
