Société
La conjonctivite à Kinshasa : Un fléau négligé et des familles en détresse
Dans l’ombre des maisons et des rues de Kinshasa, un ennemi invisible s’est infiltré dans les foyers congolais, semant le chaos et la détresse parmi les familles. La conjonctivite, telle une ombre sinistre, s’est abattue sur la capitale, laissant derrière elle des yeux rougis, des larmes et une incertitude rampante. Alors que les ménages se retrouvent pris au piège de cette épidémie silencieuse, le silence assourdissant du ministre de la santé, de l’hygiène et de la prévention son excellence Samuel-Roger Kamba résonne comme un écho glaçant.
Face à cette crise sanitaire en plein essor, les familles congolaises se trouvent désarmées, dépourvues de directives claires sur la marche à suivre pour endiguer la propagation de la maladie. L’absence d’informations officielles laisse un vide béant, laissant les citoyens livrés à eux-mêmes, cherchant désespérément des réponses à leurs questions cruciales.
Quels gestes salvateurs peuvent être adoptés pour mettre un terme à cette épidémie dévastatrice ? Comment protéger les non-contaminés et contenir le fléau qui menace de se propager davantage ? Ces interrogations cruciales demeurent sans réponse, laissant les habitants de Kinshasa dans un état d’angoisse croissante pendant que le ministre Kamba se mure dans un silence abasourdissant.
Au-delà des gestes simples d’hygiène, il est impératif que son excellence Monsieur Samuel-Roger Kamba, ministère de la santé, de l’hygiène et de la prévention prenne la parole, éduque la population sur les symptômes, les précautions à prendre et les traitements appropriés. L’ignorance n’est plus une option alors que la conjonctivite se propage insidieusement, laissant derrière elle un sillage de souffrance et d’incertitude.
Il est urgent que des mesures concrètes et efficaces soient mises en place pour enrayer cette épidémie, pour offrir un répit bienvenu aux familles congolaises en proie à la souffrance. Le silence de Monsieur Kamba ne peut plus perdurer, la santé et le bien-être de la population sont en jeu. Il est temps d’agir, de briser le silence et d’apporter des réponses tangibles à une communauté en détresse.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
