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La Clinique Littéraire de Kinshasa passe au crible la pièce de théâtre  » la fin de la dictature de Dieu  » de Benjamin Masiya ce samedi

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La Clinique Littéraire de Kinshasa (CLK) consacre sa première séance critique de l’année 2026 au roman La fin de la dictature de Dieu de l’écrivain et slameur congolais Benjamin Masiya.

L’annonce a été faite ce mardi 19 janvier par le directeur de la CLK, Le Marc Bamenga, dans un message transmis à la rubrique Culture de la rédaction de Congoprofond.net.

L’œuvre sera examinée ce samedi 24 janvier, dans le cadre de la rubrique critique emblématique de la Clinique, « Le Diagnostic », au siège de la structure situé sur la 2ᵉ rue Debonhomme, dans la commune de Matete, à Kinshasa.

Il s’agit de la première œuvre littéraire reçue au Diagnostic de la CLK en 2026, un rendez-vous qui s’annonce déjà comme un moment fort de la vie intellectuelle kinoise, tant par la radicalité du texte que par la rigueur critique qui caractérise cette tribune.

Une œuvre théâtrale entre révolte spirituelle et cri politique

La fin de la dictature de Dieu est une pièce de théâtre brève mais incisive, construite comme une révolte existentielle et spirituelle. Dans un monde ravagé par la souffrance collective, l’injustice politique et l’épuisement d’un peuple qui prie sans réponse, des voix humaines s’élèvent pour interroger l’ultime autorité : Dieu lui-même.

À travers des monologues fragmentés, tour à tour poétiques, accusateurs ou désabusés, les personnages convoquent le divin à un procès symbolique. Ils interrogent son silence face aux tragédies humaines, sa responsabilité présumée dans la douleur des opprimés et le pouvoir absolu que les sociétés lui attribuent sans contre-pouvoir.

Entre satire, métaphysique et charge politique, l’œuvre déconstruit les figures de domination — religieuses comme humaines — et explore la frontière trouble entre foi, désespoir et rébellion.

Loin d’être une négation de Dieu, le texte se présente comme un appel radical à la responsabilité, à la restitution de la parole aux victimes et à la défense de la dignité humaine face aux systèmes qui sacralisent l’oppression.

Un duel critique à haute intensité

La séance du Diagnostic promet un véritable exercice littéraire de haut niveau : d’un côté, l’équipe critique de la Clinique Littéraire de Kinshasa, réputée pour la précision de son « scalpel » analytique ; de l’autre, l’auteur, invité à défendre son texte avec la maîtrise de sa propre œuvre.

Le public, quant à lui, sera appelé à intervenir, dans un esprit de confrontation féconde.

Ce format répond à la vision du promoteur de la CLK, Pat le Gourou, pour qui la critique littéraire est un espace de débat, de rigueur et d’élévation collective au service de la littérature congolaise.

Un premier roman après le slam et le conte

Publié en 2025 aux éditions Génies, La fin de la dictature de Dieu compte 39 pages. L’ouvrage a été officiellement présenté en décembre 2025, lors de son vernissage à l’Institut National des Arts (INA) à Kinshasa.

Première œuvre romanesque de Benjamin Masiya, l’auteur s’est auparavant illustré dans le slam et la narration de contes. Chef de file du Collectif Tétra, il s’impose progressivement comme une voix singulière de la scène littéraire congolaise, où son écriture, à la fois engagée et audacieuse, commence à être remarquée.

Barca Horly Fibilulu Mpia

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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »

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Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.

À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.

« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.

Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».

Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.

Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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