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Analyses et points de vue

La classe politique congolaise : Entre volte-face et trahison des idéaux démocratiques

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La scène politique en République démocratique du Congo ressemble de plus en plus à un ballet chaotique d’étourneaux, où les acteurs politiques virevoltent, changent de position et trahissent les principes qui ont autrefois guidé la lutte contre la dictature et pour la démocratie. L’avenir de la classe politique de la RDC, c’est la trahison des promesses.

Ce spectacle désolant de retournements de vestes et de reniements soulève des questions cruciales sur l’intégrité, la cohérence et la responsabilité de la classe politique congolaise. Depuis la chute du régime de Joseph Kabila et l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, bon nombre d’acteurs politiques ont choisi la voie de l’opportunisme et de la transhumance.

Sacrifiant leurs convictions et leurs engagements passés sur l’autel des intérêts personnels et du pouvoir. Ce manque de constance et de fidélité aux valeurs démocratiques fondamentales fragilise les fondations même de la jeune démocratie congolaise, laissant la population dans un état de perplexité et de désillusion face à des dirigeants en proie à des calculs politiciens souvent opaques et égoïstes.

Ce vol d’étourneaux politique menace non seulement la crédibilité des institutions et des dirigeants, mais compromet également l’avenir démocratique du pays. Il est impératif que la classe politique congolaise se ressaisisse, renoue avec l’éthique et la responsabilité, et renouvelle son engagement envers les principes démocratiques qui ont inspiré la lutte pour la liberté et la justice en RDC.

Le peuple congolais mérite des dirigeants dignes de sa confiance, des leaders capables de rester fidèles à leurs idéaux et de défendre les intérêts du pays avant les leurs. Il est temps pour la classe politique de se libérer de ce cycle de retournements et de trahisons, et de se réconcilier avec les aspirations démocratiques profondes du peuple congolais pour bâtir ensemble un avenir plus juste et plus solidaire.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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