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La CENI tente de sauver Nangaa et Basengezi des sanctions américaines
La CENI demande aux autorités congolaises une protection diplomatique à Nangaa et Basengezi afin d’obtenir l’annulation des sanctions américaines.
C’est le contenu de la déclaration de la plénière de la CENI de ce jeudi 18 avril.
En effet, la plénière sollicite au gouvernement de la RDC d’assurer à Corneille Nangaa, Norbert Basengezi et Marcellin Basengezi une protection diplomatique afin d’obtenir l’annulation des sanctions américaines.
Les membres de la CENI réagissent ainsi à la décision annoncée le 21 mars dernier par les Etats-Unis qui a gelé les avoirs du président de la CENI, de son adjoint et de son conseiller en matières de nouvelles technologies pour « corruption persistante » liée au processus électoral en RDC.
Ces sanctions prises par le trésor américain incluent notamment l’interdiction de visa et le blocage des comptes financiers aux USA et dans les pays alliés.
La CENI demande également à la Maison blanche, au congrès américain, au département d’Etat des USA et au trésor américain de « reconnaitre les efforts déployés, par ceux qui sont aujourd’hui injustement accusés, effort qui permirent d’éviter à la RDC une autre descente aux enfers ».
La plénière de la CENI demande ainsi de lever ces sanctions « qui fragilisent le processus électoral congolais dont le peuple apprécie les produits et mettent en péril la paix et la stabilité procurées à la RDC par cette première alternance pacifique, dont la portée historique en Afrique centrale est indéniable ».
Le 5 avril dernier, pendant son séjour américain, Félix Tshisekedi s’était exprimé sur ces sanctions.
Le nouveau chef de l’Etat a trouvé que « c’est une erreur de stratégie » de la part des autorités américaines. « Je ne dis pas que ces sanctions sont inutiles, mais je me demande à quoi elles servent », avait-il dit répondant à une question au cours d’une conférence au Conseil sur les relations extérieures, à Washington D.C. (USA).
Le président a reconnu que malgré les imperfections, la CENI a effectué un travail acceptable.
TMB/ CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
