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La CENCO, après échange avec Ilunkamba : » Il a un rôle à jouer dans la crise, c’est lui la plaque tournante dans la gestion du pays »
» Le Premier ministre Sylvestre ILUNGA ILUNKAMBA est la plaque tournante dans la gestion du Pays. C’est lui le Chef du Gouvernement, il doit canaliser tous les efforts pour que le peuple se retrouve et puisse parler Congolais. Et, en sa qualité de Chef du Gouvernement Central, il reste au milieu du village dans son rôle de trait d’union entre les uns et les autres ». Déclaration faite par le Secrétaire Général de la CENCO, l’abbé Donatien NSHOLE, à l’issue de l’audience accordée ce jeudi 12 novembre 2020 à la Primature par le 1er Ministre ILUNGA ILUNKAMBA à la délégation de la CENCO, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, conduite par son président Monseigneur Marcel UTEMBI TAPA, accompagné du vice président Mgr José MOKO EKANGA.
Les évêques catholiques membres de la CENCO pensent qu’il y a une crise sociopolitique en RDC et comme pasteurs, ils sont préoccupés par son impact sur la vie des Congolais.
« Il a aussi quelque chose à faire. Il est comme au milieu du village. Les évêques ont pensé l’approcher pour écouter son avis, son analyse et aussi lui prodiguer quelques conseils et aussi lui demander de s’impliquer à son niveau pour arriver à un lendemain meilleur », a ajouté le SG de la CENCO.
À la question de savoir si cette démarche va aboutir ? Donatien Nshole répond : » Les évêques catholiques, comme les hommes d’espérance se disent confiants quant à l’issue de la crise politique en RDC ».
Il sied de noter que bien avant, la délégation de la CENCO a été reçue par Joseph Kabila Kabange, autorité morale du Front Commun pour le Congo et Martin Fayulu, président national de l’ECIDE.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées
L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.
S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.
« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces
Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.
L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.
Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.
Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.
Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.
Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.
« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »
À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
