À la Une
La 5ème édition du Forum de haut niveau des femmes leaders clôturée à Bujumbura
Plusieurs recommandations ont été formulées à l’issue de deux jours de travaux du Forum des femmes leaders à Bujumbura, capitale de la République de Burundi.
« Investir dans la petite enfance pour bâtir un capital humain solide tout au long de la vie » : c’est sur cette thématique que les participants ont élaboré des propositions: notamment au gouvernement à travers les ministères sectoriels d’organiser un dialogue national sur le développement de la petite enfance en vue de continuer les discussions et échanges sur la mise en oeuvre du Plan stratégique du développement de la petite enfance au niveau national et son financement.

Aussi, renforcer les capacités de coordination, de planification, de mise en oeuvre et de suivi-évaluation dans le pays; augmenter le budget alloué au développement de la petite enfance à tous les niveaux; instaurer une carte de dépistage pour le suivi des étapes du développement de l’enfant dans tous les services ainsi que d’augmenter les structures d’éducation préscolaire dans tout le pays.
Aux familles et communautés, de créer de clubs au niveau communautaires pour le développement des pratiques favorisant le développement de la petite enfance, contribuer à la création d’espaces pour les jeux pour les enfants au niveau communautaires et promouvoir les services de garde des enfants et des soins abordables et de qualité.
Aux partenaires techniques et financiers, d’appuyer le gouvernement dans la mise en oeuvre du Plan opérationnel de la stratégie multisectorielle du développement de la petite enfance. Enfin, à l’Office de la Première Dame pour le développement du Burundi, de faire le suivi des recommandations issues de la 5ème édition du Forum des femmes leaders.
A cette occasion, les femmes leaders ont pris un certain nombre d’engagements pour investir dans la petite enfance, à dévenir les championnes du développement de la petite enfance partout où elles sont à travers la promotion des bonnes pratiques contribuant au développement de la petite enfance pour bâtir un capital humain solide tout au long de la vie.
Un engagement partagé et soutenu par la Première Dame de la République Démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, qui a pris une part active à ses assises.
Pour sa part, la marraine de la 5ème édition, l’épouse du Président burundais, madame Angéline Ndayishimiye a salué les efforts de ses soeurs Premières Dames pour le succès de ce Forum. Selon elle, tous les intervenants ont convergé sur la nécessité d’investir dans la petite enfance avec un paquet d’actions intégrées. » En investissant dans la petite enfance, nous construisons une fondation d’un capital humain solide qui va contribuer à l’atteinte de dividende démographique« , a-t-elle soutenu. » Je suis conviaincue que cet événement marquéra un tournant dans l’action commune en faveur de la petite enfance au Burundi, Afrique et au monde entier« , a soutenu la présidente de l’OPPD.
» Ensemble, nous pouvons batir un avenir meilleur pour les générations futures par des interventions novatrices et de qualité.
Le mot de clôture était prononcé par le Vice-Premier de la République du Burundi qui a salué le bon déroulement de ces travaux avant d’affirmer que le gouvernement va s’approprier les recommandations de la 5ème édition du Forum des femmes leaders et leurs mises en oeuvre.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
