Economie
La 2ème Edition de la Foire Intra-Africaine sur le commerce s’ouvre ce lundi 15 novembre à Durban
A l’Initiative de l’Union Africaine et de la Banque Afreximbank, la deuxième édition de la Foire Intra-Africaine sur le commerce va s’ouvrir, dès ce lundi 15 au 21 novembre 2021 à Durban en RSA. Il s’agit d’une rencontre pour faciliter les echanges, les commerce et les opportunités de réseautage avec les principaux acteurs commerciaux africains (B2B, B2C et B2G) et les parties prenantes politiques, tous prêts à concrétiser un accord.
Accélérez votre accès aux marchés africains
Cette seconde édition va réunir des investisseurs, entrepreneurs, des Fabricants de produits, des exposants,etc.
Notons que IATF est la seule foire commerciale panafricaine B2B intersectorielle. Elle offre aux acheteurs et vendeurs africains une occasion unique de se rencontrer et attire également des investisseurs et des organisations commerciales du monde entier pour finaliser les transactions des accords commerciaux et d’investissements.
Construire des ponts pour une Zlecaf réussie
Pour ce qui est de cette deuxième édition 2021, le thème de l’IATF sera axé sur la nouvelle Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) – un marché unique pour les biens et services de 55 pays, destiné à stimuler le commerce et les investissements.
Il sied de signaler à ce jour que le commerce intra-africain ne représente que 16% du commerce total africaine et avec l’avènement de la Zlecaf, il y a lieu de croire à plus de multiplication du nombre des commerces entre les Etats africains et aussi le monde. Et c’est pour cette raison qu’elle a été instituée en vue de se tenir tous les deux ans.
Signalons que cette deuxième édition se tient après celle qui a eu lieu au Caire en Egypte du 11 au 17D décembre 2018 et qui avait été organisée avec un grand succès sous les auspices du président égyptien.
En outre, plusieurs autres évènements vont se tenir en marge de cette deuxième édition de la Foire Intra-Africaine du Commerce 2021 de Durban avec plusieurs partenaires clés tels que : l’Union Africaine, à travers le département du commerce –industrie et ressource minéral, la BADEA et Trade Group, etc.
Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
