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Kwilu: Une tentative d’évasion à la prison du Cinquantenaire paralyse les activités scolaires à Bandundu !

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La prison centrale du Cinquantenaire, dans la ville de Bandundu, a connu une  journée agitée ce mardi 13 septembre 2022. Conséquence : la paralysie des activités dans plusieurs écoles de la ville.

Plusieurs sources contactées par la rédaction de CONGOPROFOND. NET ont parlé d’une tentative d’évasion.

Selon le porte-parole de la Police Nationale Congolaise, Commissariat provincial de Kwilu, le Commissaire Camille Atungale, quelques détenus ont voulu quitter la prison d’une manière irrégulière. Ainsi, les éléments commis à la garde de cette maison carcérale étaient obligés de réagir afin de les maîtriser. « Il y a eu une petite tentative d’évasion au niveau de la prison du Cinquantenaire de Bandundu-ville. Voilà pourquoi les policiers de garde étaient obligés d’user des armes pour essayer de maîtriser ces prisonniers qui voulaient quitter la prison de manière illégale. Il y a eu juste deux prisonniers, l’un voulait escalader, avec les coups de feu qu’il y a eu, il est retombé et les fils barbelés l’ont blessé au niveau de l’orteil. Un deuxième qui voulait également escalader le mur a été blessé au bras. Il n’y a pas un seul corps sans vie », a-t-il déclaré.

Par contre, selon d’autres sources ayant requis l’anonymat, c’est le manque de nourriture qui serait à la base de cette situation.

D’autre part, l’on signale que l’arrestation d’un sujet égyptien, opérateur économique, et sa bonne prise en charge, contrairement aux autres détenus, seraient la cause principale de cette tentative d’évasion.

Il sied de rappeler que les prisonniers blessés par balle sont actuellement aux soins intensifs à l’hôpital Général de référence de Bandundu.

David Mayele/CONGOPROFOND.NET

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Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit

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Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.

L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.

De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.

Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.

Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.

La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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