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Kwilu: L’exécutif provincial s’active pour la bonne prise en charge des déplacés de Kwamouth
L’exécutif provincial du Kwilu se dit déterminé à bien prendre en charge les déplacements victimes de conflit interethnique de Kwamouth opposant les Yaka et Teke dans la province du Maï-Ndombe.
Ce jeudi 16 septembre 2022, le Gouverneur de province, Willy Itsundala Asang, a dépêché une délégation gouvernementale pour assister ces déplacés installés dans la commune de Mayoyo.
C’est après son passage le mercredi 15 septembre sur le site aménagé pour recevoir ces déplacés que le premier citoyen du Kwilu a pris la décision d’ajouter d’autres biens en vivres et non vivres.

Le patron du secteur des affaires humanitaires a, devant les victimes des atrocités de Kwamouth, expliqué qu’il ne s’agit pas seulement de ceux qui sont à Bandundu que l’exécutif prend en charge mais aussi ceux qui se trouvent dans le territoire de Bagata, en secteur de Wamba qui est frontalier à la province du Kwango.
Hors mis les locaux disposés il y a quelques jours, ce jeudi l’envoyé du gouverneur Willy Itsundala Asang, l’honorable Grégoire Malwa, a ajouté d’autres locaux, mais aussi des vivres frais, poissons ainsi que des dispositions sanitaires afin d’éviter des maladies contagieuses. Tout cela à la grande satisfaction des bénéficiaires qui ont vivement remercié le patron de l’exécutif provincial pour sa bonne volonté et l’intérêt qu’il a accordé aux compatriotes congolais déplacés.
Il sied de rappeler que bien avant la descente du gouverneur, le vice gouverneur avait remis au Maire de la ville de Bandundu, au nom de son titulaire en mission, une enveloppe ainsi que d’autres biens en nature pour assurer l’alimentation de ces derniers bien que le bilan ne fait qu’augmenter du jour au lendemain.
David Mayele/Congoprofond.net
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
