Connect with us

Politique

Kwango : L’Union Sacrée se structure

Published

on

Les partis politiques membres de l’Union sacrée qui fonctionnent au Kwango se sont rencontrés ce dimanche 31 juillet à Kenge, sur initiative du député provincial Detsheke Mwaku Mfutila, président interféderal de la CRD (Convention pour la République et la Démocratie).

Sur les 13 partis politiques actifs au Kwango, 11 ont répondu à l’appel du poulain du président de l’Assemblée nationale. L’ABG (Alliance pour la Bonne Gouvernance) de Jonathan Wata et le Pprd (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) de Joseph Kabila ont boycotté l’invitation à ce rassemblement de l’Union Sacrée.

Le député Detsheke Mwaku Mfutila, président des seans, a fait savoir à ses pairs que c’est une urgence de mettre en place une structure de l’Union Sacrée.

Unanimes, les représentants de partis politiques actifs au Kwango ont défini l’Union Sacrée comme une vision du Chef de l’État qui ne doit pas attendre pour être mise en pratique à Kenge, et ont soutenu l’idée de passer rapidement à l’acte.

Ils se sont accordés sur l’idée de se réunir périodiquement et de discuter de la politique en mettre en place dans leur province, arguant que les partis politiques ne sont pas des foyers d’intimité, mais des pools de réflexion sur la gestion de la communauté.

Me Nkisi, l’un des responsables du Palu (Parti lumumbiste unifié), a souligné que cette réunion est une manière pour les partis membres de l’Union Sacrée de la nation de s’approprier, au niveau local, de la vision du Chef de l’État en province.

Ils ont aussi convenu que les animateurs des structures (coordination, ligue des jeunes, ligues des femmes, etc.) soient issues d’une élection par quota. En attendant, pour avancer les choses, ils ont plébiscité le député Detsheke Mwaku Mfutila comme président de l’Union Sacrée/Kwango.

A propos des partis politiques qui ont refusé de répondre à la rencontre, les membres présents ont déclaré que ces partis-là font partie de structures politiques qui se disent membres de l’Union Sacrée mais qui combattent [par leurs actions et leurs comportements, NDLR] la vision du président Félix Tshisekedi.

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

Politique

Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »

Published

on

Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.

Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.

L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.

Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.

Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.

Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.

Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net

 

Continue Reading