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Kwango : Léopold Kangulumba notifié pour assurer l’intérim du gouverneur

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Le vice-gouverneur de la province du Kwango, Léopold Kangulumba Kisesele a été notifié, le mercredi 01 juillet 2020, par le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur Gilbert Kankonde afin d’assumer l’intérim de gouverneur de la province du Kwango.

Cette notification est intervenue après un conflit juridique qui a divisé la classe politique du Kwango, en marge de la démission du gouverneur Jean-Marie Peti-peti Tamata. Ce dernier a jeté l’éponge à l’issue d’une motion de défiance à l’Assemblée provinciale.

Dans le télégramme adressé à l’Assemblée provinciale et dont une copie est parvenue à Congoprofond.net, le ministre Gilbert Kankonde, a clarifié sa décision qui a été attendue pour trancher le différend sur l’intérim après la démission de Peti-Peti. En effet, même des juristes patentés ont eu du mal à se départager. Car Jean-Marie Peti-peti, qui avait démissionné, a exprimé clairement qu’il ne voulait pas entendre parler de son vice-gouverneur derrière lui. Il l’accusait d’avoir fomenté un complot pour obtenir son départ afin de le remplacer.

Dans le document, Gilbert Kankonde a rappelé les mêmes dispositions de la loi électorale réfutées par les juristes proches de Peti-peti, qui ont soutenu que le gouverneur démissionnaire devait attendre l’élection de son successeur avant de son départ artir effectif.

La notification de Gilbert Kankonde vient ainsi mettre fin à la diatribe qui a prétendu que soit le démissionnaire assurerait son intérim, ou le ministre de l’Intérieur le remplacerait.

Toutes les tentatives ont été mises en marche. Jean-Marie Peti-Pepti a d’abord courcircuité la motion de défiance par une motion incidentielle de la députée Mathilde Mujinga Mbweni. Ensuite, il a déposé sa démission pour empêcher l’Assemblée de poursuivre l’examen de la motion de défiance. Enfin, il a porté plainte à la Cours d’Appel du Kwango pour obtenir l’annulation de sa propre démission et la signature du président de l’Assemblée provinciale qu’il a accusé de travailler de connivence avec Léopold Kangulumba, même si son conseiller juridique attitré, Me Nkisi, savait pertinemment bien que le président de l’Assemblée provinciale n’était pas justiciable à cette cour.

La province du Kwango, qui jubile déjà de la notification qui éjecte Peti-peti du fauteuil auquel il voulait s’accrocher, attend la cérémonie de remise et reprise et a hâte d’assister au changement.

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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