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Kwango : Léopold Kangulumba investi gouverneur a.i.

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Le vice-gouverneur de la province du Kwango, Léopold Kangulumba Kisesele, a été désigné gouverneur de province ad intérim, chargé d’expédier les affaires courantes à la tête de la province du Kwango.

Cette mesure est tombée samedi 27 juin, par la lettre du président de l’Assemblée provinciale Mulenga Upala Wenslens, consécutivement à la démission de Jean-Marie Peti-peti, intervenue plus tôt le vendredi.

Dans sa lettre adressée au vice-gouverneur pour lui notifier l’intérim et dont copie est parvenue à CONGOPROFOND.NET, le président de l’Assemblée provinciale du Kwango fait savoir qu’il se refère à la démission du gouverneur Jean-Marie Peti-peti, adressée au chef de l’État.

Le président de l’Assemblée provinciale a rappelé, dans cette correspondance, que la lettre de démission du gouverneur Jean-Marie Peti-peti a été déposée en pleine séance plénière de ce vendredi 26 juin, « pendant que l’Assemblée provinciale du Kwango était en plein débat sur la motion de défiance qui visait monsieur le gouverneur ».

Mulenga Upala Wenslens dit baser la désignation du vice-gouverneur en vertue des dispositions de l’article 160 de la loi électorale (alinéas 1 et 4, NDLR), dispositions qui règlent la question de l’intérim en cas de vacance au poste de gouverneur, due au décès, à la démission, à l’empêchement définitif, à la mise en accusation ou de révocation du gouverneur de province.

Dans sa correspondance, le président de l’Assemblée provinciale du Kwango informe qu’il agit en vertu de sa qualité d’organe délibérant, « en vue de maintenir l’ordre dans la province et d’éviter l’anarchie administrative à la tête de la province ».

Il sied de rappeller que le gouverneur Jean-Marie Peti-peti a déposé sa démission alors qu’il a répondu aux préoccupations d’une motion de défiance visant sa déchéance pour vol (détournement), megestion, outrage aux députés, spoliation de la résidence officielle du gouverneur de province, etc.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe

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L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.

À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants

De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.

Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Une intervention qui vire au drame

Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.

Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.

D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.

Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.

La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.

C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.

La peine capitale requise, verdict attendu

Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.

L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.

Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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