Connect with us

À la Une

Kwango : le Renovac conteste le remaniement et accuse Peti-Peti de discrimination et de segregationnisme

Published

on

Les députés provinciaux du Kwango membres du parti politique Renovac (Rénovateurs du Congo) que dirige le professeur Romains Mavudila, contestent le dernier remaniement du gouvernement provincial opéré par le gouverneur Jean-Marie Peti-Peti Tamata. Ils se plaignent de la non prise en compte de leur parti politique dans le cadre de la formation de l’équipe gouvernementale à l’issue du remaniement intervenu le 31 janvier dernier.

Dans leur déclaration politique faite dimanche 07 février dernier, les députés du Renovac fustigent l’attitude du gouverneur Jean-Marie Peti-Peti envers leur parti politique.

Les signataires de la déclaration accusent le gouverneur JM Peti Peti de vouloir régler des comptes et d’avoir tenu « des propos premeditatifs, discriminatoires, ségrégationnistes et peu rassembleurs contre le Renovac et ses hauts cadres depuis sa réhabilitation à la tête de la province ».

Pour ces députés, JM Peti-Peti matérialise sa cabale d’anéantir le Renovac. « […] le gouverneur remanie son gouvernement en excluant Renovac du chapitre, en dépit de son poids politique à l’Assemblée ».

Le Renovac a aussi rappelé que « la quotité des partis politiques au gouvernement doit se faire au prorata des partis politiques à l’Assemblée ». Et que c’est cette réalité qui a milité à l’élection du ticket Peti-Peti/Kangulumba comme gouverneur et vice-gouverneur.

Ainsi, le Renovac dit s’insurger contre l’attitude et le comportement du gouverneur du Kwango, qu’il qualifie de « conflictogene ». Comme solution pour éviter la crise, les députés du Renovac exigent au gouverneur Peti-peti de rétablir leur parti dans ses droits en lui remettant ses deux ministères (santé et environnement, NDLR).

Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

À la Une

HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

Published

on

L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading