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Actualité

Kwango : la Fonabu a inauguré son siège de Kenge

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La Fonabu (Fondation Nathalie Bulasung) a procédé, ce jeudi 15 avril, à l’inauguration du siège de sa coordination provinciale du Kwango.

La cérémonie a connu la présence des invités de marque notamment de la ministre provinciale du Genre et des actions sociales, du maire de la ville de Kenge, du président provincial du cadre de concertation de la société civile, des journalistes et de plusieurs autres personnes.

Dans son allocution, Billy Munongo, Coordonnateur principal de Fonabu, a remercié les invités au nom de la presidente, la sénatrice Nathalie Bulasung.

Il a rappelé les objectifs de sa structure, dont : la santé pour tous, l’autonomisation de la femme, l’entrepreneuriat, la promotion de la justice sociale, la lutte contre les violences faites aux femmes, l’encadrement des jeunes désoeuvrés, la sensibilisation contre les anrivaleurs.

Billy Munongo a également fait savoir que la création de Fonabu a été motivée par la situation précaire dans laquelle se trouve la société congolaise en général et les plus démunis en particulier, épinglée lors des vacances parlementaires de la sénatrice Nathalie Bulasung au Kwango.

Le Coordonnateur principal a présenté Fonabu comme un outil qui trace les ambitions de son initiatrice et qui montre sa détermination à travailler avec la société nécessiteuse au développement participatif.

Pour la Fonabu, il est temps de regarder du côté des infrastructures, du désenclavement des milieux ruraux, des structures de santé, des infrastructures scolaires, de la qualité de l’alimentation et la place accordée aux personnes vulnérables.

Devant ce tableau peu reluisant de la situation des populations du Kwango, la Fonabu entend contribuer à l’amélioration des conditions de vie des citoyens par des actions concrètes.

Billy Munongo a informé que Fonabu a déjà à son actif des actions à travers la capitale Kinshasa et entend les intensifier au Kwango.

« Notre structure a véritablement placé des jalons et tient à développer davantage des programmes plus ambitieux qui vont permettre à la fois d’imprimer par des traces indélébiles un renom dans la population mais aussi de lancer des méga projets dans divers domaines au bénéfice des peuples vulnérables et nécessiteux », a-t-il dit.

Billy Munongo a aussi parlé de la participation sociale de l’initiatrice de Fonabu, Nathalie Bulasung. « La présidente de Fonabu a toujours mis la noblesse de l’engagement de solidarité au-dessus de ses soucis personnels quotidiens ».

Prenant la parole, le maire adjoint de la ville de Kenge a fait savoir que Nathalie Bulasung est une ressource qui arrive en son temps « pour apporter des solutions aux multiples problèmes et des cris sociaux de la population [du Kwango, NDLR] ».
« Comme Mardochée dans la Bible, j’exhorte maman Nathalie en ces termes : qui sait si ce n’est pas pour le temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ? ».

Pour atteindre ces objectifs, la FONABU s’est résolu d’installer les coordinations et bureaux de liaisons dans les chefs-lieux de territoires et grandes agglomérations afin d’assurer le développement de proximité.

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET (Kenge)

Politique

Guillaume Ngefa Atondoko : l’inflexible gardien du Droit au service de la Justice du Peuple

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Il est des nominations qui sonnent comme des professions de foi. Celle de Guillaume Ngefa Atondoko au poste de Ministre d’État, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, le 8 août 2025, est de celles qui redonnent espoir à tout un peuple en quête d’équité. Rares sont les personnalités dont le pedigree international et le courage personnel forcent autant le respect.

Ce juriste chevronné, diplômé de Columbia University et de l’Institut des droits de l’homme de Strasbourg, n’a pas attendu les ors de la République pour servir son pays. Dès les années 1990, alors que la dictature zaïroise étouffait toute velléité de liberté, il cofondait l’AZADHO (devenue ASADHO), bravant menaces et tentatives d’assassinat pour documenter les exactions. Son parcours à l’ONU, où il a piloté la Division des droits de l’homme de la MINUSMA au Mali avant d’en être expulsé pour son intransigeance, puis dirigé l’Examen Périodique Universel à Genève, a forgé en lui une cuirasse d’intégrité.

Aujourd’hui, c’est avec cette même intransigeance morale qu’il a accepté de relever le défi le plus périlleux de sa carrière : restaurer la foi des Congolais en leur justice. Conscient de l’immensité de la tâche dans un système judiciaire miné par la corruption et la lenteur, Guillaume Ngefa n’a pas perdu une minute pour poser les jalons de son ambitieux projet réformateur. Son action s’articule autour d’une vision claire : une justice de proximité, digitalisée et surtout indépendante.

Parmi ses premières initiatives marquantes, on note le renforcement immédiat de la coopération avec la MONUSCO pour l’humanisation du système pénitentiaire congolais, un dossier brûlant tant les conditions de détention sont souvent indignes. En recevant Patience Saï et en relançant les travaux du groupe technique sur la stratégie pénitentiaire, il a démontré que la modernisation des infrastructures carcérales et la protection des détenus, en particulier les femmes, figuraient au sommet de ses priorités.

Parallèlement, il travaille à la digitalisation de la chaîne judiciaire et à la réforme de la formation des magistrats, avec l’ambition affichée de faire de l’École de magistrature un creuset d’excellence éthique et non plus un simple lieu de passage. Mais au-delà des réformes techniques, c’est la dimension profondément humaine et politique de sa mission qui impressionne. Nommé dans un contexte de crise de légitimité suite aux affaires ayant éclaboussé son prédécesseur, il incarne un “pari risqué” sur l’éthique. Pourtant, cet homme qui a documenté les massacres des années 1990 et survécu à l’exil forcé sous Laurent-Désiré Kabila, aborde cette nouvelle bataille avec la sérénité des vétérans.

S’il se définit comme le “ministre du peuple”, c’est parce qu’il sait que la justice ne se décrète pas d’en haut ; elle se vit au quotidien dans les villages reculés et les quartiers populaires. En posant la première pierre d’une justice de proximité et en s’attaquant frontalement aux interférences politiques, Guillaume Ngefa Atondoko ne cherche pas à être populaire, mais à être utile. Et c’est précisément dans cette quête d’une justice intègre et souveraine que réside tout l’espoir d’un État de droit véritable en République Démocratique du Congo.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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