Actualité
Kwango : la CRD de Mboso s’insurge contre l’agression de la RDC par le Rwanda
La Convention pour la République et la Démocratie (CRD), parti politique cher au président de l’Assemblée nationale, Christopphe Mboso Nkodiampwanga, a exprimé sa désapprobation et sa colère face à l’agression du pays par le Rwanda. Dans une déclaration faite à l’issue de la marche de soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) le lundi 28 juin à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, la CRD a réitéré son soutien aux efforts du chef de l’État en faveur de la restauration de la paix dans l’Est du pays.
Par la voix de son responsable de la ville de Kenge, Anastase Nkiba, la CRD a mis en garde le président rwandais Paul Kagame « pour ses élans hégémoniques en tentant d’occuper illégalement nos terres via le M23 », peut-on lire dans la déclaration. Tout en saluant « la sagesse et le courage du président de l’Assemblée nationale pour avoir mise en place une diplomatie parlementaire efficace et agissante qui a apporté des fruits et qui a gagné la position actuelle de la SADC et de l’Afrique du Sud, qui a condamné cette agression barbare », la CRD a fait sienne l’invitation de Christophe Mboso aux acteurs politiques congolais de quitter les groupes armés.
S’adressant enfin à la Communauté internationale, la CRD a plaidé en faveur de la levée de l’embargo « qui pèse sur notre pays depuis plusieurs années relativement à l’achat des armes ».
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
