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Actualité

Kwango : Fabien Muhong ne démissionne pas, malgré les manœuvres et les rumeurs de palais

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C’est la rumeur qui a enflammé les réseaux sociaux et les salons politiques de Kenge : le ministre provincial des Finances, Fabien Muhong, sur le départ. Une démission supposée qui aurait été provoquée, selon certaines sources, par une mise à l’écart orchestrée par un député provincial omniprésent… et omnipotent.

Derrière ce tumulte, des accusations lourdes : le ministre serait tout simplement dépossédé de ses attributions par un système parallèle mis en place à la DGRKWA, la principale régie financière de la province. Un certain Nzonkatu — député de son état — aurait réussi à placer son propre fils au poste stratégique de directeur adjoint, lui confiant de facto le contrôle des recettes. Autrement dit, les finances du Kwango seraient désormais gérées en famille, avec pour spectateur impuissant le ministre pourtant censé en être le patron.

Cette guerre d’influence prend racine dans les suites troubles des dernières élections provinciales, notamment autour de la figure de Colette Lukamata, ex-candidate au gouvernorat, dont les proches sont aujourd’hui les plus virulents à dénoncer une prise de pouvoir informelle au sein de l’exécutif provincial.

Mais Fabien Muhong, lui, reste stoïque. Contacté par CONGOPROFOND.NET, il balaye d’un revers de main toutes ces rumeurs : « Je ne reconnais rien de tout ce que l’on raconte. Je n’ai aucunement l’intention de démissionner », a-t-il tranché.

En coulisses pourtant, les tensions demeurent vives. Démission ou pas, l’affaire révèle surtout un malaise grandissant entre institutions provinciales et une gestion de plus en plus opaque des ressources du Kwango. Qui gouverne vraiment ? Qui tire les ficelles ?

Des questions que la population commence aussi à poser à voix haute. Et dans cette cacophonie, une chose est sûre : la stabilité politique au Kwango est plus fragile qu’il n’y paraît.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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