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Kwango : Eteni Longondo lance sa croisade contre le Konzo à Kenge
Le ministre de la Santé publique, Dr Eteni Longondo, a eu plusieurs séances de travail à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. L’objetcif de ce déplacement de Kenge, a été de lancer le programme de Nutrition à Assise Communautaire(NAC).

Arrivé à Kenge lundi 21 septembre, Eteni Longondo a bénéficié d’un accueil chaleureux de la part de la population et des autorités kwangolaises. Dès son arrivée, il a tenu une réunion avec la Division Provinciale de la Santé du Kwango. Ici, le ministre a expliqué l’objet de sa visite et donné les détails du programme Nac.
Le programme de Nutrition à Assise Communautaire (NAC) est financé par la Banque mondiale. Dans son discours mardi à la tribune de Kenge lors du lancement de la Nac, le ministre Eteni Longondo a rassuré les Kwangolais du souci du gouvernement de voir cette population en bonne santé, et la malnutrition (avec ses consequences comme le Konzo) eradiquée définitivement. «Dans le souci d’améliorer le bien-être de la population, le gouvernement de la République a bénéficié de l’appui de la Banque Mondiale à travers le projet PDSS pour intégrer les intervenions de lutte contre la malnutrition chronique dans les deux provinces du Kwango et de la Tshuapa ».
Le minisre de la Santé a également indiqué que ce projet vise, entre autres, la réduction de la prévalence de la malnutrition chronique au Kwango; l’amélioration de l’utilisation des services de nutrition à travers toutes les 14 zones de santé de la province du Kwango; le renforcement de la gouvernance locale en matière de nutrition grâce à la mise en œuvre de l’approche Nac (Nutrition à assise communautaire); le renforcement des capacités des prestataires.
Eteni Longondo s’est dit convaincu que ces interventions nutritionnelles vont contribuer à l’amélioration du bien-être de la communauté kwangolaise. Il a, par ailleurs, rassuré que cet appui de PDSS est bénéfique dans ce sens qu’il va aider à faire fléchir le taux de prévalence de la malnutrition au Kwango (56%, au-delà du seuil acceptable, ndlr).

Ainsi, le ministre a invité la population à s’approprier ce programme et les ONG sélectionnées pour l’ accompagner ce programme en étroite collaboration avec la population cible, selon le principe « ce qui est fait pour moi sans moi et fait contre moi ».

Après la brève réunion à la DPS, le ministre Eteni Longondo a visité l’hôpital général de référence de Kenge, une structure de santé promue par le diocèse de Kenge. Le ministre a voulu palper du doigt les réalités de Kenge. Il a également visité le site où sera construit l’hôpital provincial de référence du Kwango, sur la route de Katende. Sur son chemin de retour à Kinshasa, le lundi en fin de l’avant-midi, il a inauguré le centre de santé de Pont Wamba, une structure de santé moderne construite par le gouvernement avec l’appui de la banque mondiale, où il a également offert un important lot des médicaments.
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru
Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.
Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions
Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.
Un isolement financier et diplomatique renforcé
Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.
Des accusations précises du Trésor américain
Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :
Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique
Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements
Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays
L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles
Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger
Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place
Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.
Un contexte national déjà explosif
Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Une pression internationale et interne convergente
Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
