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Kwango : André Kimbuta, candidat sénateur!

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André Kimbuta, gouverneur honoraire de la ville-province de Kinshasa, est candidat sénateur au Kwango.
Inscrit sur la liste du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (Pprd), il est parmi les favoris, estiment certains analystes.

Fort d’un bon nombre de députés à l’assemblée provinciale (3) dont il est le leader, André Kimbuta est une candidature qui vient bouleverser les calculs politiques à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango.

Le Renovac, parti politique dont il serait initiateur, est devenu l’une de forces politiques au Kwango. Grâce au management politique incarné par les jeunes Mvunzi Meya Eyrolles (élu député national dans la circonscription de Kenge/territoire) et Frédéric Kinkani, ce parti a remporté trois sièges (Kenge, Feshi, Kasongo-Lunda) à l’assemblée provinciale et s’est imposé sur l’échiquier sociopolitique de la province du Kwango. C’est le premier atout pour André Kimbuta.

Le deuxième atout pour le candidat André Kimbuta est son ouverture axée sur un franc jeu qu’il joue avec les autres forces politiques en présence, notamment avec deux autres leaders, à savoir les députés nationaux Jonathan Wata Bialosuka et Christophe Mboso Nkodiapwanga, dont les partis ABG et CRD comptent chacun trois députés. Il ne fait aucun doute qu’il bénéficiera d’un renfort de suffrages des députés de ces deux autres formations politiques. Les récents accords sur le gouvernorat avec le Palu pourraient le créditer de quatre autres voix. Une source assure que les tactiques mises en place par l’interfederal du Renovac pourraient lui ramener quelques 3 ou 4 autres voix.

Un troisième atout non négligeable, Kimbuta a des moyens financiers énormes qui lui permettent, loin au dessus de tous les autres candidats, de battre sa campagne électorale auprès des députés provinciaux.

Tous ces atouts mis ensemble donnent une projection de près 13 voix sur 21 à l’avantage du candidat André Kimbuta. Les 27 autres candidats (Kanys Makofi, Matadiwamba, etc.) devront se partager les 7 ou 8 voix restantes.

La candidature d’André Kimbuta n’est pas seulement joyeuse. Sur place à Kenge, les critiques estiment que ce dernier aurait dû se porter candidat sénateur à Kinshasa, qu’il a servi comme député et gouverneur. André Kimbuta est cité parmi les dignes fils de Kenge qui n’ont rien fait pour la communauté, malgré les occasions politiques qui se sont offertes à eux pour faire développer le Kwango par le pouvoir central ou faire viabiliser le chef-lieu de la province par des initiatives privées.

Dans les salons politiques, André Kimbuta est accusé de travailler pour couler certains leaders et les tuer politiquement. Les bonnes langues disent qu’il travaille avec l’ancien président de l’assemblée nationale, Aubin Minaku, pour envoyer à la retraite politique certains leaders.

L’élection des sénateurs est attendue ce vendredi 15 mars. Qui vivra verra.

Emile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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