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Kongo Central : sommé de démissionner, Atou Matubuana renvoie le PGR aux études !
Le gouverneur du Kongo-Central, Atou Matubuana Nkuluki, vient d’asséner une dernière leçon de morale politique au procureur général de la République près la Cour constitutionnelle.
Celui que la Cour constitutionnelle a sommé de démissionner de son poste de gouverneur de province du Kongo-Central, vient en effet de répondre de la manière qui met dos au mur le PGR dans le cadre du dossier qui veut que Atou Matubuana laisse le pouvoir.
Atou Matubuana répondait à la correspondance du 13 juillet, où le procureur général près la Cour constitutionnelle le sommait de démissionner et demandait au vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières de procéder à la désignation de son intérimaire. Le PGR tient à des conclusions…, une démarche tout de même curieuse, selon Atou Matubuana.
Visiblement déterminé à faire prévaloir le droit et la justice, Atou Matubuana fait remarquer que le PGR, dans sa lettre, s’est adressé au quidam Atou Matubuana Nkuluki, plutôt qu’à Monsieur le gouverneur de la province du Kongo-Central. Atou Matubwana explique qu’il est couvert par l’investiture du président de la République, comme gouverneur de province.
Dans un deuxième temps fort de sa correspondance, le gouverneur informe le PGR qu’il a été induit en erreur par le président de l’Assemblée provinciale du Kongo-Central, qui l’a saisi en vue d’obtenir sa déchéance effective.
Pour Atou Matubuana, le président de l’Assemblée a ainsi expressément caché les documents juridiques qui cassent la démarche de l’Assemblée visant sa déchéance.
Matubuana a cité quelques documents de l’arsenal juridique qui annihile la démarche qui visait depuis 2019 sa déchéance : le jugement sous RP 16.598/CD rendu en date du 30 janvier 2020 par le Tribunal de paix de Matadi, ayant notamment declaré faux les procès-verbaux dont celui du 04 decembre 2019 relatif à sa déchéance et ordonné leur destruction; le jugement sous PRA 1346/RP16.598/CD du Tribunal de Grande Instance de Matadi du 13 mars 2020 ayant constaté l’extinction de l’instance ; l’arrêt de la Cour de Cassation sous RP 1378 du 20 mai 2020 rendant irrévocable et donc exécutoire le jugement du Tribunal de Paix de Matadi sus évoqué ; le procès-verbal RP 16.598/CD RH 003/2020 de destruction des procès-verbaux des plénières de l’Assemblée provinciale du Kongo-Central des 04, 23 et 27 décembre 2019, dressé en date du 29 mai 2020 par le Greffier d’exécution du Tribunal de Paix de Matadi.
Dans un ton moqueur, Atou Matubwana appelle le Procureur Général de convenir avec lui que « la prétendue déchéance du gouverneur de province du Kongo-Central prononcée dans un hôtel de la place n’a jamais eu lieu, le procès-verbal du 04 décembre 2019 ayant été detruit ». Sacré Matubuana !
« Par conséquent, tire Atou Matubuana, l’argumentaire par vous évoqué de l’absence d’un recours introduit par le gouverneur de province devant la Cour Constitutionnelle pour justifier ma démission, équivaut à la meconnaissance des décisions rendues en matière pénale ». – « C’est cela le droit », indique Matubuana, avec un ton sollennel.
Comme pour courtcircuiter le PGR, Atou Matubuana renseigne son correspondant que tous ces éléments de droit sont connus et mis à la disposition de sa hiérarchie, dont le président de la République, le ministre de l’Interieur, securité et affaires coutumières.
Matubuana fait savoir au PGR que le minsitre de l’Intérieur, à qui il demande de désigner un gouverneur ad intérim, sera surpris par sa demarche.
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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Athénée de la Victoire : Les anciens élèves passent à l’action pour sauver la salle informatique
Animés par un profond sentiment de gratitude envers leur établissement formateur, les membres de l’Association des anciens de l’Institut technique commercial de l’Athénée de la Victoire (AITCV) ont posé un acte fort ce samedi 18 avril. Leur objectif : contribuer concrètement à l’amélioration des conditions d’apprentissage, notamment dans la salle informatique.

Des équipements pour renforcer l’apprentissage numérique
Pour pallier les difficultés liées à l’électricité et améliorer l’accès aux outils numériques, plusieurs équipements ont été remis à l’établissement. Parmi les dons figurent un électroprojecteur, des câbles d’alimentation, un générateur d’énergie (power), des rallonges ainsi que des prises électriques.
En complément, les anciens élèves ont procédé à la rénovation et à la peinture de la salle informatique, offrant ainsi un cadre plus moderne et fonctionnel aux apprenants.
Une remise officielle dans un climat convivial
La cérémonie de remise s’est déroulée dans le bureau du préfet des études, en présence de plusieurs autorités académiques. L’initiative, portée par le président de l’association, Delphin Kalopa, s’est tenue aux côtés du préfet Athanase Kisenda, du directeur des études Corneille Collin Mpoy, ainsi que de quelques enseignants.
Dans une ambiance chaleureuse, un procès-verbal a été lu par le vice-président Guillaume Nsikalangi, puis signé par les parties présentes. Ce document précise clairement que le matériel offert ne peut être ni vendu ni utilisé à des fins personnelles.
Des besoins persistants malgré cet appui

Tout en saluant ce geste, le préfet des études n’a pas manqué d’exprimer d’autres préoccupations majeures. Il a notamment évoqué le besoin urgent de 500 bancs supplémentaires ainsi que la dégradation des infrastructures scolaires, aggravée par les inondations récentes.
Personnel éducatif et élèves ont unanimement exprimé leur reconnaissance envers cette initiative salutaire. L’activité s’est achevée dans une atmosphère détendue et fraternelle, marquée par des échanges de vœux entre anciens élèves. » Cette action illustre parfaitement l’importance du lien entre anciens et actuels élèves dans le développement de notre Alma Mater. Une dynamique inspirante qui pourrait servir d’exemple à d’autres écoles du pays… », a fait savoir le président Delphin Kolopa.
Créée en 2019, l’association regroupe des anciens élèves des promotions allant de 1983 à 1990. Leur démarche repose sur une volonté claire : soutenir leur ancienne école qui leur a transmis des valeurs fondamentales.
Le coût global des équipements offerts est estimé à 2.500 dollars, entièrement financé par les membres, preuve de leur engagement collectif.
Elvit Kumbu Mbangi / Stagiaire UCC
