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Kongo Central-MINESURSI: Le Professeur Jean Bungiena Kimbembe nommé DG de l’ISRD-Luozi

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Luozi, Kongo-Central – Créé en 1996, l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISRD) de Luozi vient de franchir une étape importante de son histoire avec la nomination du Professeur Jean Bungiena Kimbembe au poste de Directeur général. Cette désignation marque l’aboutissement d’un parcours académique et administratif exemplaire, au service de l’enseignement supérieur et du développement rural en République démocratique du Congo.

Un parcours ascendant au sein de l’ISRD

Nommé Chef de Section en 2005, et pour y faire plus de trois mandats de 2 ans chacun, le Professeur Jean Bungiena Kimbembe s’est distingué par sa rigueur scientifique et sa capacité à encadrer les étudiants dans les filières liées au développement rural: planification régionale, l’organisation sociale, l’administration, la santé communautaire,…

Le Professeur associé Bungiena devient Secrétaire général administratif en 2013. Sa promotion à ce poste lui a permis de contribuer à la gestion institutionnelle, en veillant à la bonne marche des services administratifs et académiques de l’Institut supérieur de développement rural de Luozi.
Le 02 février 2026, la Ministre de l’enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations, a procédé à la désignation et nomination des membres des comités de gestion de trois institutions dont l’ISDR-Luozi de la province du Kongo central, dans le cadre du renforcement du pilotage académique, administratif et financier de ces établissements.

Trois membres rejoignent le Comité de gestion de l’ISDR-Luozi, il s’agit notamment du Professeur Jean Bungiena Kimbembe désigné Directeur général, Abbé Zitisa Kuyimpa Justin, Secrétaire général académique et Madame Mameto N’zita Blandine, nommée Secrétaire général administratif et financier provisoire.

La récente nomination du Professeur Kimbembe consacre une carrière bâtie sur la compétence, l’engagement et la vision stratégique pour l’avenir de l’ISRD-Luozi.

La décision de nomination du nouveau Comité de gestion s’inscrit dans la volonté du gouvernement de revitaliser l’établissement concerné, améliorer la gouvernance universitaire, renforcer efficacement aux défis structurels et organisationnels du sous-secteur de l’ESU.

Une mission de continuité et d’innovation

À la tête de l’institution, le Professeur Bungiena Kimbembe hérite d’une mission double :
consolider les acquis en renforçant la qualité de l’enseignement et de la recherche, en s’appuyant sur les bases déjà posées par son prédécesseur, le Professeur Ordinaire Jean Luamba lua Nsembo, impulser l’innovation en développant de nouveaux programmes adaptés aux réalités du monde rural congolais, promouvoir la recherche appliquée et favoriser les partenariats avec les acteurs du développement.

Un symbole pour la communauté académique

La nomination du Professeur Kimbembe est perçue comme un signe de reconnaissance de son dévouement et de sa compétence. Elle suscite un grand espoir parmi les étudiants, enseignants et partenaires de l’ISRD-Luozi, qui voient en lui un leader capable de porter haut la mission de l’institution : former des cadres qualifiés pour relever les défis du développement rural.

Perspectives sous la direction du Professeur Jean Bungiena, l’ISRD Luozi doit ambitionner pour son rayonnement de:

– Renforcer l’ancrage communautaire de ses programmes;

– Valoriser les savoirs locaux et les innovations technologiques;

– Contribuer activement aux politiques nationales de développement durable.

À 30 ans d’existence, l’ISDR-Luozi n’a été dirigé que par le Professeur Ordinaire Jean Luamba lua Nsembo et, a lancé sur le marché de l’emploi des centaines des techniciens en développement rural, TDR.

Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET

Actualité

Paie des enseignants NP :  » Pourquoi toujours les écoles primaires ? « , cri du cœur des enseignants du secondaire

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Le Gouvernement de la République a régularisé, pour une énième fois, la situation salariale des enseignants non payés des écoles primaires et ce, à partir de la paie du mois de février dernier. Une décision qui suscite des réactions de la part des enseignants non payés des écoles secondaires longtemps abandonnés. Ces derniers, essoufflés par la longue attente, expriment leur désarroi auprès des autorités et estiment être victimes d’une injustice qui pourrait impacter la qualité du travail.

L’annonce était faite par la Direction Nationale de Contrôle, de la Préparation de la Paie et de la Maîtrise des Effectifs des Enseignants et du Personnel administratif des établissements scolaires (DINACOPE), dans un communiqué rendu public le lundi 9 février 2026 et consulté par la rédaction de CONGOPROFOND.NET.

Mécontents, les enseignants non payés des écoles secondaires et bureaux gestionnaires ont réagi, quelque temps après cette annonce, pour dénoncer le manque de compassion des autorités à leur égard.

 » Pourquoi les mécanisations ne concernent toujours que les écoles primaires ? Les enseignants non payés sont-ils oubliés? « , s’est interrogé groupe d’enseignants du secondaire non payés dans la commune de Masina.

De son côté, un Préfet des Etudes qui dirige depuis 8 ans une école mécanisée, mais non payée, implantée dans la province éducationnelle de Kinshasa/Mont-Amba, nous a déclaré que :  » Depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir, plusieurs vagues de mécanisation n’ont bénéficié qu’aux écoles primaires. Je gère des agents qui ont totalisé dix ans sans salaire de l’État. C’est anormal « .

Vagues des mécanisations depuis 2020

Depuis le lancement du programme de la gratuité de l’enseignement par le Président Félix Tshisekedi en 2020, des efforts considérables, visant la prise en charge des enseignants nouvelles unités, ont été fournis par le Gouvernement de la République. Un nombre de 144.944 enseignants étaient éligibles à intégrer le fichier paie, après une vaste opération de recensement et d’identification au mois de février de la même année. Plus de 50 mille enseignants du primaire étaient payés au moins d’octobre après COVID, sous Ministre Willy Bakonga.

A titre d’exemple, l’E.P Ketomono, une nouvelle école conventionnée gérée par l’Eglise Bon Nouveau Message  » KCC  » (EBNM), avait bénéficié, parmi tant d’autres, de cette nouvelle mécanisation.

A l’arrivée du Ministre Tony Muaba Kazadi en 2021, une nouvelle opération d’identification avait été organisée et avait abouti, en 2022, à la prise en charge, une fois de plus, de plus de 70 mille enseignants du primaire et d’un nombre important dans les bureaux de la DINACOPE.

Compatissant au sort des enseignants NP du secondaire, le feu syndicaliste Emery Masunga, s’était exprimé à l’époque pour plaider, en leur faveur.

Des interrogations dans l’opinion

L’annonce faite par le Directeur national de la DINACOPE, Vital Lumbala Kadiata, relance le débat dans l’opinion publique sur ce qu’on qualifierait d’une exclusion salariale.

L’opinion est contrariée de constater que des personnes sans qualité ni titre, nouvellement recrutées, sont affectées avec salaires dans les bureaux de la DINACOPE, sans respect du cadre organique qui détermine le nombre d’agents par structure, au détriment des enseignants qui travaillent dans les écoles depuis des années.

En ce moment précis où la masse salariale des enseignants connait une explosion, quelques questions fondamentales méritent d’être posées, à savoir :

– Quel est le nombre exact réel des enseignants non payés qui sont en attente ?

– Après avoir attendu depuis de longues années sans salaires, devront-ils abandonner ou continuer à espérer ?

– Puisqu’on parle actuellement d’explosion de la masse salariale, le Gouvernement de la République ne serait-il pas asphyxié ?

– A quand la publication des résultats issus de la vaste opération de toilettage du fichier paie de fin 2025 ?

– D’où sont provenues les ressources financières qui ont permis l’intégration des nouveaux enseignants du primaire dans le fichier paie ?

– Et enfin, pourquoi la DINACOPE ferme les yeux aux enseignants non payés des écoles secondaires ?

Le Directeur national Vital Lumbala met en exergue des avancées importantes dans le cadre de toilettage du fichier paie et promet que les actions vont se poursuivre à travers les 60 provinces éducationnelles.

Nombre des payés en progression, mais les écoles non servies

A ce jour, le site officiel de la DINACOPE renseigne un effectif total de 700.370 enseignants pris en charge par le Trésor public, sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, contre 700.354 en janvier, soit une augmentation de 16 agents à partir du mois de février.

Cependant, de décembre 2025 en janvier 2026, une augmentation de 560 agents était observée. L’effectif était passé de 699.799 à 700.354 agents payés.

Une évolution croissante qui contrarie les enseignants NP dont la situation salariale reste inchangée. Elle relance le débat sur les critères qui prévalent dans la mécanisation et la budgétisation des enseignants.

 » D’où viennent ces agents qui intègrent le fichier paie, au moment où dans les écoles aucun mouvement n’est observé « , s’interroge bon nombre d’enseignants non payés.

Le cri du cœur lancé par ces derniers en direction des autorités, vaut son pesant d’or. Ayant cumulé plusieurs années d’impayés, ils sont à bout de souffle. Il appartient au Gouvernement de la République, en vertu de la justice distributive, de résoudre leur situation.

Jules Kisema Kinkatu/CONGOPROFOND.NET.

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