Sports
Kongo Central : le championnat du cercle de football des jeunes de Songololo lancé ce dimanche
C’est au stade œcuménique de Kimpese, situé à 140 km de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, que le go de cette compétition sportive des U17 a été donné.
Pour sa première édition, au total 8 clubs se sont engagés avec deux phases : aller et retour.
Pour votre gouverne, les rencontres sportives pour ce championnat sont prévues tous les week-ends, précisément les jours de samedi et dimanche et ces jeunes de moins de 18 ans sont tous des écoliers.
La cérémonie du lancement a connu la présence de la Questeure de l’assemblée provinciale du Kongo Central, Lorianne Nzolani, élue de Songololo; de l’administrateur de territoire assistant, chargé des questions politiques et administratives, Dieudonné Mfitu; du secrétaire général de l’entente provinciale du football des jeunes et plusieurs personnalités politiques et civiles amoureuses du ballon rond.
» Le football est une discipline qui rassemble les peuples du monde. Le ballon rond prône la paix et vous demande de respecter ce principe universel chers jeunes », exhorte l’Ata, aux équipes qui ont ouvert le championnat.
Pour Lorianne Nzolani, » dans la capacité de mes moyens, nous serons toujours aux côtés de jeunes pour les soutenir, raison de notre présence à cette journée du coup d’envoi ».
L’honneur a été donné à la députée provinciale et Questeure de l’assemblée provinciale de donner le coup d’envoi du championnat du cercle de football des jeunes de Songololo, les U17, aux environs de 15h30, heure de Kimpese.
Pour le premier match d’ouverture, l’AS Gothia a eu raison de Vainqueur par un score de trois buts à zéro.
Justin DIASILUA/CONGOPROFOND.NET
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
