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Kongo central : Lancement du centre de la langue et de la culture Kongo à Sanda
Le député provincial et chef coutumier, NGIDI LUYINDULADIO, a inauguré le *Centre de la Langue et de la Culture Kongo* à SANDA bifurcation, dans le territoire de SEKE BANZA. Le lancement des activités a eu lieu le samedi 28 décembre 2019 au cours d’une cérémonie coutumière devant plusieurs autorités provinciales, dont le Président de l’Assemblée provinciale du Kongo central Pierre Anatole MATUSILA et le Vice- président Edmond LUZOLO LWA NGANGA.
Pour l’initiateur du projet, le Chef coutumier MBAMBI YABU Adolphe, le Centre vise à promouvoir et à défendre la langue et la culture Kongo à travers des recherches, enrichissements, traductions et de la vulgarisation.
Il estime que la perte de vitesse de la langue et de la culture kongo est à la base de la diminution du prestige du peuple Kongo et de l’inversion des valeurs dans l’espace de ce peuple.
Pierre Anatole MATUSILA salue l’initiative et promet le soutien de son Institution pour la réussite du projet. Il émis le vœu de voir le Centre organiser une Académie de la langue kikongo pour satisfaire à l’un des objectifs de l’ABAKO dont il est le président national actuellement.

Plusieurs autres moments forts ont marqué la cérémonie : l’exposé du Professeur LONGO NSUNGU Joseph sur la promotion et la défense de la Culture Kongo, la remise des diplômes de mérite a des acteurs de l’espace Kongo et la présentation de nouvel ouvrage du Chef coutumier MBAMBI YABU Adolph sur les 21 valeurs de base de la Culture Kongo.
Le Vice président national de l’Association des Chefs coutumiers MBUMBA MABIALA Freddy remercie les autorités de la province pour l’intérêt accordé à l’initiative. Il promet à la population du Kongo central que ce projet va s’étendre dans toute la Province et que chaque territoire aura son antenne.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
