Sports
« Koma Djogo » trace sa route vers l’excellence : Bilan 2025 et ambitions affirmées pour 2026
Le centre de formation Koma Djogo a tenu son assemblée générale de fin d’année, réunissant l’ensemble des acteurs clés du projet : le président Manzila, le coach Malala, le coordonnateur Okelena, les partenaires, ainsi que les jeunes joueurs. Un rendez-vous stratégique, à la fois moment d’évaluation et de projection, qui a permis de mesurer le chemin parcouru et de fixer les caps à venir.

2025 : une année de structuration et de progrès sportifs
Les échanges ont permis de dresser un bilan approfondi de l’année sportive 2025, marquée par des avancées significatives dans l’organisation du centre et la détection des talents. La montée en compétence des jeunes joueurs, conjuguée à une meilleure structuration administrative et technique, a confirmé la pertinence du modèle Koma Djogo, résolument tourné vers la formation de qualité.
2026 : cap sur la professionnalisation et l’ouverture internationale

À l’issue de cette évaluation, la direction du centre a dévoilé une vision ambitieuse pour 2026, axée sur l’excellence et la professionnalisation. Parmi les priorités annoncées figure le placement des pépites du centre dans des environnements professionnels adaptés, afin de garantir leur épanouissement sportif et humain.
Un accent particulier sera mis sur le renforcement stratégique de la catégorie U15, considérée comme le socle de la vision à long terme du centre. L’objectif est clair : préparer et positionner de très grands talents au sein d’académies partenaires, notamment hors de la République démocratique du Congo, pour leur offrir une exposition et un encadrement de haut niveau.
Un esprit de famille au cœur du projet

L’assemblée générale s’est déroulée dans une ambiance conviviale et fraternelle, ponctuée par un moment de partage autour d’un buffet. Un instant symbolique, illustrant l’esprit de famille, de solidarité et de cohésion qui caractérise le centre Koma Djogo depuis sa création.
Des valeurs humaines et spirituelles réaffirmées

Investi pleinement dans la formation et l’encadrement des jeunes par le sport, le centre a clôturé cette rencontre par une prière, réaffirmant ainsi les valeurs humaines, éducatives et spirituelles qui fondent son engagement quotidien auprès de la jeunesse.
Porté par une vision claire et structurée, Koma Djogo aborde l’année 2026 avec détermination et ambition, prêt à franchir un nouveau palier dans la formation des talents de demain.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
