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Koffi Olomide à Vincennes : le concert « de sa vie » annulé dans la confusion générale ?

Le rêve de Koffi Olomide de faire vibrer l’Hippodrome de Vincennes le 19 juillet prochain semble s’être effondré. À un peu plus d’un mois de la date annoncée, l’événement a mystérieusement disparu du site officiel du « Temple du Trot », semant le doute dans les rangs de ses nombreux fans.

C’est le site Bizouk, qui gérait la billetterie de ce concert très attendu, qui a tiré la sonnette d’alarme en premier. Sur sa plateforme, un message laconique mais sans équivoque : « Nous sommes désolés de vous informer que cet événement est annulé. Les commandes associées ont été entièrement remboursées. »

Une annonce brutale, d’autant plus troublante que d’autres canaux de vente, comme la Fnac, continuent d’afficher le concert comme maintenu. Pire : la plateforme évoque même une « forte demande » pour cet événement. Un cafouillage digne d’un mauvais opéra, à ceci près que c’est l’un des géants de la rumba congolaise qui en est la vedette.

Silence radio du côté de Mopao

Jusqu’à présent, Koffi Olomide ne s’est pas exprimé publiquement. Un silence d’autant plus étonnant que le chanteur, aujourd’hui âgé de 69 ans, avait lui-même annoncé ce concert comme le point culminant de sa carrière, « le concert de sa vie », selon ses propres mots.

Pour ce rendez-vous qu’il voulait grandiose, tous les feux semblaient au vert :

✅ Un nouvel album composé de remixes de ses plus grands tubes,
✅ Une tournée médiatique intensive sur les plateaux d’Europe,
✅ La mobilisation de figures emblématiques du Quartier Latin,
✅ Une campagne de proximité visant à rassembler les diasporas africaines de France et d’ailleurs.

Koffi visait grand, très grand. Il voulait faire mieux qu’en 2000, lorsqu’il avait déjà rempli l’Accor Arena (ancien Bercy) devant plus de 20 000 spectateurs. Cette fois, l’objectif était de rassembler plus de 40 000 fans dans l’un des lieux les plus emblématiques de la scène parisienne.

Une affaire à suivre

Alors, simple couac administratif ? Divergences contractuelles ? Ou annulation pure et simple passée sous silence ? Pour l’instant, le flou persiste. Une chose est sûre : l’absence de communication officielle de l’artiste entretient la confusion, et laisse des milliers de fans dans l’expectative.

Dans l’industrie du spectacle, le silence est rarement bon signe. Surtout quand il concerne un monument de la musique africaine à la veille d’un événement présenté comme un couronnement artistique.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET