Société
Kisangani : 12 femmes formées sur la conduite des engins poids lourds gratifiées des brevets
Maurice Abibu Sakapela, gouverneur a.i de la province de la Tshopo, a presidé vendredi, à la place des Martyrs, la cérémonie de la remise des brevets aux 12 lauréates ayant suivi avec succès une formation de deux mois dans la conduite des engins de génie civil de catégorie poids lourds par l’Office des Routes (OR).
Ladite formation a été organisée et financée par Enabel pour un montant à hauteur de 13 mille dollars américains dans le cadre du programme d’appui à l’enseignement technique et la formation professionnelle, emploi et énergie par l’entremise du projet « Elikya », un incubateur d’emploi pour les jeunes exécuté par la Fédération des entreprises du Congo (Fec).
Dans son mot, le Coordonnateur provincial d’Enabel dans la Tshopo, Prosper Mntema, a précisé qu’Enabel travaille aussi avec la société civile, les opérateurs économiques et les structures associatives.
» Le programme d’appui à l’enseignement technique qui procède à l’appui des stratégies de l’insertion socio-professionnelle et de l’inclusion des incubateurs d’entreprise pour la génération des emplois des jeunes dans la Tshopo », a circonscrit Prosper Mntema.
Et d’ajouter : » Une convention a été établie avec la fédération des entreprises du Congo (Fec) pour permettre aux jeunes spécifiquement des dames d’accéder à des nouveaux emplois durables. » , avant d’indiquer que la FEC et la compagnie forestière et de transformation (Cft), à travers l’Office des routes (OR), et Enabel ont formé une première génération des jeunes dames à la conduite des engins de génie civil avant de rassurer les lauréates de l’accompagnement de l’Enabel durant leur période de stage professionnel.
De son côté, le président de la Fec/Tshopo et responsable du projet « Elikya », Jean de la Lune Okito, a fait savoir que ce projet est initié par la Fec dans le souci de renforcer l’employabilité des jeunes de la ville de Kisangani.
Pour Jean de la Lune Okito, ce projet bénéficiant de l’appui technique et financier d’Enabel, vient résorber le chômage des jeunes dames qui vont désormais intégrer les métiers jadis réservés uniquement aux hommes. Il a, toutefois, déploré le recours, par les entreprises de Kisangani évoluant dans la construction et le génie civil, à la main d’oeuvre étrangère.
Pour sa part, l’autorité provinciale de la Tshopo a félicité la démarche entreprise par l’Agence belge au développement dans la formation des jeunes dames aux métiers tout en encourageant les entreprises présentes à la cérémonie à faire appel à cette compétence.
La représentante des lauréates, Sabrina Kesiah, a, quant à elle, remercié l’organisateur et les formateurs pour l’encadrement durant cette période , avant de se dire être fière d’avoir bénéficié des compétences capables de gérer un emploi .
Sabrina Kesiah a profité de cette occasion pour appeler d’autres filles à briser la peur et de se lancer dans le monde professionnel pour une auto-prise en charge.
Ledimus/Congoprofond.net
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Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
