Actualité
Kinshasa : Zoé Kabila déguerpi de force de sa résidence de Gombe !
L’ancien Gouverneur de la province de Tanganyika vient d’être déguerpi de force, de la somptueuse villa qu’il occupait, au № 04 de l’avenue Likasi 1, dans la commune de la Gombe.
L’événement a eu lieu la journée du samedi 20 août 2022.
Selon plusieurs sources contactées par notre rédaction, c’est en exécution d’une décision de justice, après une procédure enclenchée par le Ministre du Tourisme et Habitat, qui a duré cinq ans, que les éléments de la police sont passés à l’action.
Certaines personnes renseignent que, ce frère cadet de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange, occupait illégalement cette propriété de l’Etat, sans qu’elle ne soit désaffectée.
En effet, tout se paie ici bas, dit-on, Zoé Kabila, pour rappel, avait par le passé posé un acte pareil à l’ancien Ministre de l’Information et Presse, sous le Maréchal Mobutu et de Communication et Médias, sous Laurent-Désiré Kabila, Dominique Sakombi Inongo, qu’il avait déguerpi à la place commerciale, prétextant avoir acheté la maison que ce dernier occupait, depuis plus de trois décennies.
Bref, le déguerpissement de l’ancien Gouverneur de Tanganyika doit servir de leçon à tous ceux qui se considèrent encore forts, en occupant illégalement les propriétés de l’Etat.
Nzambi Bapembe sephora , Nzambe Yengo Titiane , Ntayira Namwana Ketsia ( Stagiaires)/CONGOPROFOND.NET.
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
