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Kinshasa/AWF : L’assistance judiciaire et les poursuites des criminels fauniques au centre d’un atelier de formation
« African Wildlife Foundation » organise pendant cinq jours, soit du 12 au 16 décembre 2022, un atelier de formation sur l’assistance judiciaire et les poursuites en matière d’espèces sauvages. L’hôtel Sultani à Kinshasa sert de cadre à cette formation.
C’est dans le souci de mieux outiller les agents et cadres de la Direction Générale de Migration (DGM), de la Direction Générale des douanes et Accises (DGDA), de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), ainsi que les journalistes que se tient cette session pour renforcer l’application de la loi en améliorant l’identification des espèces et des spécimens sauvages.
Signalons que cette formation est financée par le Bureau américain des affaires internationales de stupéfiants et d’application de la loi (INL), qui tient à ce que les participants ciblés, entre autres les forces de l’ordre travaillant dans tous les aéroports et les ports de la République Démocratique du Congo, parviennent à très bien identifier des espèces et de remédier aux faiblesses du système de justice pénale.
À partir de juillet 2022, le nombre d’incidents de braconnage en République Démocratique du Congo a commencé à augmenter, suscitant une grande inquiétude tant au niveau régional qu’international. Les parcs nationaux faisaient partie des zones de conservation touchées.
« Recourir à une formation pour stopper ou freiner le trafic des produits fauniques et une vigilance accrue dans les aéroports et les ports est donc l’objectif recherché « , a expliqué Me Joe Kasongo, l’un des formateurs.
Et d’ajouter : » Durant cette série de formations, nous aurons à balancer des vidéos, des saisies des produits fauniques effectuées dans différents pays, qui ont voulu échapper à la vigilance des agents commis à la surveillance « .
Cependant, indique-t-on, le commerce illicite des espèces sauvages ne cesse de constituer une menace immédiate pour les espèces clées de l’Afrique.
Par ailleurs, d’importants produits fauniques saisis à l’extérieur du pays, très souvent, proviennent de la RDC. D’où la nécessité de déplorer une certaine léthargie de la part de nos services commis à l’aéroport de N’djili et au port de Matadi.
C’est pourquoi, hormis le renfoncement des capacités des organes de la loi sur l’application de loi, l’AWF s’appesantit aussi sur la corruption en tant que catalyseuse du braconnage et du trafic d’espèces sauvages.
« Nous voulons qu’à la fin de la formation, nos invités puissent avoir des connaissances sur la criminalité faunique, la politique et la législation de la faune, enquête sur la criminalité liée aux espèces sauvages, les méthodes d’identification des espèces, identifier les espèces et les spécimens couramment victime de trafic, le modus operandi de la traite et le traitement des preuves », a conclu l’organisateur dudit atelier.
Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET