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Kinshasa : une table ronde sur la lutte contre la torture*

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En marge de la journée internationale de lutte contre la torture célébrée le 22 juin de chaque année, une table ronde s’est tenue le mardi à Roméo Golf dans la commune de Gombe à Kinshasa, avec la Monusco, la Société civile, la CNDH et des Ong des défenses de Droits de l’Homme. « La RDC face à sa responsabilité d’éradiquer la torture. Enjeux, défis » a été le thème de cette rencontre.

Il a été démontré au cours de ces assises que plusieurs dispositions et articles des différents textes réglementaires en République démocratique du Congo (RDC) interdisent la torture, comme l’article 61 de la Constitution, l’article 48 bis, terre, quaterera ; des Conventions du Juillet 2011, l’article 5 de la Charte universelle des Droits de l’Homme pour ne citer que ceux-là.

Il a été en effet constaté que malgré ces dispositions, la torture se commet en RDC. Les autorités congolaises ont, à l’occasion, montré la volonté de voir les choses changer. Selon Tony Ntambu, directeur de cabinet et représentant du Ministre des Droits Humains en mission dans l’espace Kasaï, il y a des efforts fournis par le gouvernement pour lutter contre les mauvais traitements et violation de Droits de l’Homme dans un pays qui se veut un État de droit.

« Le chef de l’État, par le biais du ministère des Droits humains, fournit des efforts pour que, tant soit peu, les droits de tout un chacun soient respectés. À l’occasion, j’appelle les forces de défense et sécurité, les autorités judiciaires et la Société civile à veiller à la mise en œuvre de la loi portant criminalisation de la torture promulguée depuis le 09 juillet 2011. À notre population dans son ensemble, à dénoncer de façon systématique les pratiques de torture et traitement cruel, inhumain ou dégradant », a-t-il indiqué.

*Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET*

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Atteintes à l’autorité de l’État : Le gouvernement congolais annonce des poursuites jusque…dans la diaspora !

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Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la RD Congo Guillaume Ngefa Atondoko a haussé le ton ce lundi 11 mai 2026. Dans un communiqué sans ambiguïté, il condamne avec la plus grande fermeté les propos outrageants, injurieux, diffamatoires et menaçants visant le Président de la République Félix Tshisekedi dans l’espace numérique.

Des publications intervenues notamment après la conférence de presse présidentielle du 6 mai dernier, et que le gouvernement refuse d’assimiler à un simple exercice de la liberté d’expression. Au regard du droit pénal congolais, ces comportements constituent des infractions clairement qualifiées, attentatoires à l’autorité de l’État et à la cohésion nationale. Le garde des Sceaux rappelle que le Président, garant de la Constitution et de l’unité nationale, bénéficie d’une protection juridique renforcée.

En conséquence, les autorités judiciaires ont reçu l’injonction de déclencher immédiatement l’action publique, y compris pour identifier et interpeller les auteurs basés à l’étranger. Le ministre met en garde contre toute tentative d’instrumentalisation de figures publiques visant à inciter à la haine ou à troubler l’ordre public, assurant que ces actes feront l’objet de poursuites systématiques.

Le message est clair : le ministère de la Justice entend « assurer le respect de l’autorité de l’État » et « assainir le cyberespace national ». Force demeure à la loi, conclut le communiqué, signe que Kinshasa passe désormais à la phase répressive dans la régulation des discours numériques.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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