Société
Kinshasa : Une Journée diocésaine dédiée à la Femme et à la Jeune Fille sous le signe du Droit, de la Justice et de l’Action
La Commission Diocésaine des Jeunes de l’Archidiocèse de Kinshasa organise, le 8 mars 2026 à 13h, une grande Journée diocésaine de la Femme et de la Jeune Fille à la Cathédrale Notre-Dame du Congo, située sur l’avenue de la Libération à Kinshasa.
Placée sous le thème évocateur : « Droit, Justice, Action, pour toutes les femmes », cette conférence se veut un cadre de réflexion, d’éveil et d’engagement en faveur de la dignité et de la promotion intégrale de la femme dans la société congolaise.
Une initiative portée par l’Aumônerie diocésaine des jeunes
L’activité est organisée par l’Abbé Gatien MULUMBA, Aumônier diocésain des jeunes, qui entend, à travers cette initiative, mobiliser la jeunesse catholique autour des enjeux liés aux droits des femmes, à la justice sociale et à la responsabilité citoyenne.
Dans un contexte où les défis sociaux, économiques et culturels touchent particulièrement les femmes et les jeunes filles, cette journée vise à encourager une prise de conscience collective et des actions concrètes pour bâtir une société plus équitable.

Des intervenantes de qualité
Plusieurs personnalités féminines interviendront au cours de cette rencontre :
• Sœur Anne Esika, médecin, apportera un éclairage sur les questions de santé et de dignité de la femme ;
• Sœur Gilberte Indandu, avocate, développera les aspects juridiques liés aux droits féminins et à l’accès à la justice ;
• Maman Yvonne Mokonda Iloku, architecte, partagera son expérience professionnelle et son parcours d’engagement.
Ces interventions permettront d’aborder le thème sous des angles complémentaires : juridique, social, professionnel et pastoral.
Un engagement soutenu par des partenaires
L’événement bénéficie également du soutien de partenaires tels que Vodacom, à travers notamment son service M-Pesa, témoignant ainsi de l’intérêt du secteur privé pour les initiatives en faveur de la promotion féminine.
Un rendez-vous d’espérance
Au-delà d’une simple commémoration du 8 mars, cette Journée diocésaine se présente comme un espace d’écoute, de dialogue et d’engagement concret. Elle s’adresse aux jeunes filles, aux femmes, mais aussi aux jeunes hommes, appelés à devenir des acteurs responsables d’un changement durable.
La Commission Diocésaine des Jeunes invite ainsi toute la communauté chrétienne et les personnes de bonne volonté à prendre part à cette rencontre placée sous le signe de la fraternité, de la justice et de l’espérance.
Cordialement bienvenue à toutes et à tous !
Régis NGUDIE
Société
« La femme n’est pas une tendance : elle est une fondation de la société » : Lettre ouverte aux femmes et aux jeunes filles
Lettre ouverte aux femmes et aux jeunes filles
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes
« La femme n’est pas une tendance : elle est une fondation de la société »
Chères femmes,
Chères jeunes filles, futures femmes, mères, épouses et éducatrices,
En ce jour où le monde célèbre la Journée internationale des droits des femmes, je me permets de vous adresser ces quelques mots, non seulement comme un hommage à votre dignité, mais aussi comme un appel à la conscience.
Car cette journée ne doit pas seulement être une célébration. Elle doit être un moment de réflexion, de responsabilité et de réveil collectif.
Depuis des décennies, la lutte des femmes a permis des avancées importantes : la reconnaissance de leurs droits, leur participation dans les espaces de décision, leur présence croissante dans les domaines scientifique, politique, économique et culturel. La femme d’aujourd’hui n’est plus seulement spectatrice de l’histoire ; elle en est devenue une actrice incontournable.
Mais une question demeure essentielle : Quelle femme sommes-nous en train de devenir pour construire quelle société demain ?
Car si l’histoire nous a appris que la femme est source de vie, gardienne des valeurs et première éducatrice de l’humanité, notre époque nous confronte aussi à de nouveaux défis.
La République démocratique du Congo est une nation riche de ses ressources, mais surtout riche de ses femmes courageuses. Des marchés de Kinshasa aux villages les plus éloignés du pays, la femme congolaise travaille, lutte, éduque et porte souvent sur ses épaules le poids de la famille et de la société. Elle est mère, éducatrice, entrepreneure, gardienne de la vie et de la dignité.
Cependant, notre époque expose aussi les jeunes filles à des illusions dangereuses : Le monde numérique et les réseaux sociaux
En effet, le monde numérique, surtout les réseaux sociaux ont ouvert des espaces d’expression et d’opportunités extraordinaires. Mais ils ont également créé des dérives inquiétantes : la banalisation de la dignité, la recherche excessive de visibilité, la réduction parfois de la valeur de la femme à l’apparence, à l’exposition du corps ou à la validation virtuelle.
Les réseaux sociaux imposent parfois des modèles de réussite superficiels où la valeur semble se réduire à l’apparence, à la popularité ou à la recherche de visibilité.
Mais l’avenir du Congo ne se construira pas avec des illusions numériques. Il se construira avec des femmes instruites, responsables, conscientes de leur dignité et engagées dans la transformation de la société. Car la femme congolaise n’est pas appelée seulement à survivre. Elle est appelée à bâtir la nation.
La véritable valeur d’une femme ne se mesure ni en « likes », ni en abonnés, ni en tendances numériques.
Elle se mesure à son intelligence, à sa dignité, à sa capacité d’éduquer, d’inspirer et de transformer la société.
L’avenir du Congo ne se construira pas avec des illusions numériques. Il se construira avec des femmes instruites, responsables, conscientes de leur dignité et engagées dans la transformation de la société.
Car la femme congolaise n’est pas appelée seulement à survivre. Elle est appelée à bâtir la nation.
Chères jeunes filles,
Vous êtes les mères de la nation de demain, même lorsque vous ne portez pas encore d’enfant. Vous êtes les premières architectes de la conscience humaine, car la société de demain se construit aujourd’hui dans votre manière de penser, de vivre et de vous respecter.
La question n’est donc pas seulement de savoir quels droits la société vous accorde, mais aussi quelle responsabilité vous choisissez d’assumer dans la construction de la société.
Une nation ne devient pas grande uniquement par ses richesses naturelles ou ses institutions politiques.
Elle devient grande par la qualité morale, intellectuelle et spirituelle de ses femmes.
Car derrière chaque grande civilisation se trouve toujours une femme qui a su transmettre des valeurs.
Chères femmes,
Vous êtes appelées à être bien plus que des consommatrices de modernité. Vous êtes appelées à être des bâtisseuses de conscience.
Dans un monde marqué par les crises morales, sociales et identitaires, la femme doit redevenir :
– gardienne de la dignité humaine,
– éducatrice des générations futures,
– voix de la justice et de l’équilibre social.
Une femme consciente de sa valeur devient toujours une force de transformation pour toute la société. Et l’avenir de notre nation dépend aussi de la réponse que les femmes et les jeunes filles donneront à cet appel.
Le thème « Droit, justice et action » nous rappelle que les droits ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils conduisent à une action responsable et constructive.
Le combat pour la dignité de la femme ne consiste pas seulement à réclamer une place dans la société.
Il consiste aussi à honorer cette place par la sagesse, la responsabilité et l’exemplarité.
Car une femme consciente de sa valeur ne se réduit jamais à ce qui la dégrade. Elle élève, Elle construit et Elle éclaire.
Alors, en ce jour symbolique, permettez-moi de vous poser cette question simple mais essentielle :
Quelle femme et quelle jeune fille voulons-nous être aujourd’hui pour construire quelle nation demain ?
Une nation forte naît toujours de femmes fortes dans leurs valeurs.
Puissiez-vous être cette génération de femmes qui ne se contente pas de suivre le monde, mais qui le transforme par la dignité, la sagesse et la responsabilité.
À toutes les femmes et à toutes les jeunes filles, recevez aujourd’hui non seulement des félicitations, mais surtout un appel à être les bâtisseuses conscientes de l’avenir de notre société.
Avec respect et espérance,
Régis MBUYI NGUDIE KULONDI
(Penseur, Éducateur, Consultant en Communication)
