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Kinshasa : Une femme blanche retrouvée morte dans sa chambre de l’immeuble Rwindi
Une femme blanche d’une soixantaine d’années a été retrouvée sans vie ce mercredi 13 janvier 2022, à son domicile à l’immeuble Rwindi, au croisement de l’avenue Kitona et boulevard du 30 juin à Kinshasa-Gombe. Une enquête est ouverte par la police nationale pour déterminer les causes de sa mort.
Tard dans la nuit, des éléments de la police nationale se sont vus obliger de forcer la porte de son appartement afin d’accéder dans la pièce où le corps nu de l’infortunée était déjà dans un stade avancé de décomposition.
En effet, selon les témoignages des voisins, la défunte communément appelée « Mme Annie » serait d’origine roumaine ou bien polonaise. Ancienne compagne d’un Congolais déjà décédé, elle vivait donc seul dans son appartement. » Nous avions constaté que ça faisait longtemps qu’elle sortait de moins en moins. Nous avons commencé à sentir une mauvaise odeur se dégager de sa pièce et nous avons alerté la police nationale. Nous pensons qu’elle serait décédée depuis 3 ou 4 jours… », a rapporté une voisine à CONGOPROFOND.NET.
Le corps de cette dame a été acheminé à la morgue de l’hôpital général de référence de Kinshasa. Selon un policier rencontré sur place, il n’y a pas d’élément à ce stade qui montre l’intervention d’une tierce personne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Sud-Kivu : à Bukavu, des messages appelant au retrait rwandais apparaissent le jour dédié à Lumumba
La ville de Bukavu s’est réveillée, ce samedi 17 janvier 2026, dans une atmosphère particulière mêlant commémoration historique et messages politiques. Cette date, consacrée à la mémoire de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu au Sud-Kivu.

Des tracts dénonçant la présence rwandaise
Selon des images et témoignages relayés sur les réseaux sociaux, plusieurs tracts ont été aperçus dans différents quartiers de la ville. Ces messages dénoncent la présence rwandaise dans la province et appellent au retrait immédiat de ce qui est qualifié d’« envahisseurs rwandais ».
Dans l’un de ces messages, il est affirmé que « malgré la présence de l’armée rwandaise à Bukavu, la ville se réveille dans l’atmosphère particulière de commémoration de la journée de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, le vrai ».
Un acte présenté comme patriotique
Les tracts visibles à Bukavu expriment une revendication claire. Ils exigent « le retrait des envahisseurs rwandais de la province du Sud-Kivu », un message que les auteurs présentent comme un acte patriotique.
Pour eux, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de l’héritage de Patrice Lumumba, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance du Congo. Le texte souligne que cette cause est « une cause noble ayant précipité la mort du vaillant panafricain que les Congolais et les grands révolutionnaires du monde entier célèbrent à la date d’aujourd’hui ».
La Génération Z se revendique de la résistance
Les auteurs des messages se réclament notamment de la Génération Z congolaise. Ils estiment que « la population de Bukavu, jadis ville de la Résistance (…), s’invite dans la lutte de reconquête de l’indépendance de la RDC ».
Les slogans affichés se veulent également un avertissement, parlant d’« un message fort adressé aux envahisseurs rwandais, les avertissant de la couleur de l’ouragan populaire qui pointe à l’horizon ».
Après Goma, Bukavu à son tour

Cette action à Bukavu intervient au lendemain d’initiatives similaires rapportées à Goma.
« Hier, le 16 janvier 2026, c’était à Goma ; aujourd’hui, 17 janvier 2026, c’est le tour de Bukavu. Rien n’est hasard », peut-on lire dans le message. Les auteurs affirment qu’« quelque chose se prépare » et que « la population a déjà décidé de braver la peur ».
Des slogans explicites
Parmi les slogans diffusés figurent notamment :
« Retrait urgent des envahisseurs rwandais déguisés en rebelles »,
« Non à l’occupation rwandaise du territoire congolais »,
ou encore « On ne libère pas un peuple, mais un peuple se libère ».
Le message se conclut par une prise de position sans équivoque : « Bukavu dit NON aux M23 ».
Silence des autorités
Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités locales ou nationales n’a été rendue publique à propos de ces tracts et des messages qui les accompagnent. La situation reste suivie de près dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
