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Kinshasa : un policier recherché pour vol à l’ambassade du Nigeria

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Le policier Ilunga, commis à la garde de l’ambassade du Nigéria en RDC, située sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa/Gombe, est vivement recherché pour sa participation à une opération de vol organisée dans
la nuit du 17 au 18 août 2020 dans cette représentation diplomatique.

En effet, rapportent des sources proches de ce dossier, au cours de cette nuit, plusieurs bureaux de cette ambassade ont été dévalisés.
Ordinateurs, différents documents et de l’argent, dont le montant n’a pas été révélé, ont été emportés. « En complicité avec notre
sentinelle, cet agent de l’ordre a cassé les portes de nos bureaux, fouillant partout et mettant nos affaires sens dessus-dessous… », a
indiqué un sujet nigérian, membre de cette ambassade, contacté par  CONGOPROFOND.NET.

Arrêté et acheminé à l’Inspection provinciale de la police de Kinshasa(IPKIN), le policier Ilunga se serait évadé dans une circonstance non élucidée. Quant à l’autre suspect, il est toujours en détention. « Nous pensons qu’il s’agit d’une complicité de haut niveau. Nous attendons les résultats des enquêtes ouvertes à cet effet… », a ajouté le membre de cette ambassade.

Il convient de noter qu’une autre résidence de l’ambassade nigériane, située sur l’avenue Lemera à Gombe, est actuellement disputée au Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe avec Mme Bakaga Kadidja.

Pour la partie nigériane à ce procès, le vol de la nuit dernière aurait un lien avec ledit dossier judiciaire.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

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Droits humains en Afrique : La 87ᵉ session de la CADHP s’ouvre en Gambie sous le signe de la vigilance et de la coopération

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La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples tiendra sa 87ᵉ session ordinaire du 11 au 20 mai 2026 à Centre international de conférences Sir Dawda Kairaba Jawara, après un segment privé virtuel organisé du 24 avril au 4 mai. Cette rencontre majeure du système africain des droits humains réunira États, institutions nationales, ONG, partenaires internationaux et professionnels des médias autour des enjeux critiques liés à la protection des libertés fondamentales sur le continent. La cérémonie d’ouverture est prévue le 11 mai, suivie de dix jours de travaux publics retransmis en direct.

Une session ancrée dans les textes fondateurs africains

Convoquée conformément à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et au règlement intérieur de la Commission, cette session s’inscrit dans le cadre du mandat de promotion et de protection des droits humains confié à la CADHP. Organe de l’Union africaine, la Commission regroupe onze Commissaires indépendants élus à titre individuel. Elle constitue un espace central d’évaluation des engagements des États et de dialogue entre les différentes parties prenantes du continent.

Des priorités centrées sur les défis actuels

Au cœur des travaux figurent l’examen de la situation des droits de l’homme en Afrique, l’étude des rapports soumis par les États parties ainsi que l’analyse des communications relatives à des violations présumées. La session abordera également la coopération entre la CADHP, les institutions nationales des droits de l’homme et les organisations de la société civile. Des tables rondes thématiques, la présentation des rapports d’activité des Commissaires et l’examen des demandes de statut d’observateur pour les ONG viendront enrichir les débats.

Participation ouverte et mobilisation des acteurs

Seul le segment public se tiendra en présentiel à Kololi, avec une inscription préalable obligatoire pour les participants. Les médias, invités à couvrir largement l’événement, joueront un rôle essentiel dans la diffusion des conclusions et recommandations issues des travaux. La retransmission en ligne permettra par ailleurs d’élargir l’audience à un public continental et international, renforçant la transparence du processus.

Vers des recommandations attendues pour les États

La session s’achèvera par l’adoption des observations finales et de diverses résolutions susceptibles d’influencer les politiques publiques des États membres. Dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires, des restrictions des libertés et des défis socio-économiques persistants, cette 87ᵉ session de la CADHP apparaît comme un moment stratégique pour réaffirmer les engagements africains en matière de droits humains et renforcer les mécanismes de suivi et de responsabilité.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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