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Kinshasa : Un policier abattu par un militaire de la GR en fuite, la famille réclame justice
Depuis le samedi 14 février 2026, une tragédie endeuille une famille kinoise. Mumposa Ngetadidi Joslain, plus connu sous le nom de « Me Bic rouge », policier en service, a été mortellement atteint par balles. Selon les témoignages familiaux, il aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine, actuellement en fuite.
Les faits se sont produits dans le cadre d’une intervention policière ordinaire, qui a viré au drame.

Une tentative d’extraction forcée à l’origine de la fusillade
Tout serait parti de l’arrestation par la police d’un jeune homme présenté comme « Kuluna », soupçonné de vol de moto. Peu après son interpellation, son frère (un militaire ) accompagné de collègues armés, se serait présenté au poste de police afin d’arracher de force le détenu.
Une vive altercation s’est alors engagée entre ces militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, en service sur les lieux. C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
Un transfert controversé vers l’hôpital
Après les coups de feu, les militaires impliqués ont transporté la victime à moto vers l’Hôpital de l’amitié sino-congolaise (HASC). Selon la famille, le policier blessé y aurait été présenté comme un criminel, sans que l’identité des militaires accompagnateurs ne soit relevée par les services de sécurité ou le personnel hospitalier.
Atteint par une importante perte de sang, Mumposa Ngetadidi Joslain est décédé peu après son arrivée à l’hôpital.
Graves accusations contre le personnel hospitalier
La famille dénonce ce qu’elle qualifie de négligence grave, d’amateurisme et d’inhumanité de la part de certains agents de l’hôpital. Elle affirme que la victime était encore en vie à son arrivée, mais qu’aucune prise en charge médicale appropriée n’aurait été engagée, au motif qu’il aurait été assimilé à un criminel.
Pour les proches, même dans l’hypothèse où la victime aurait été suspecte d’un crime (ce qu’ils rejettent ) la priorité aurait dû être de sauver sa vie, afin de permettre à la justice de faire son travail.
Aucune identité relevée, aucune responsabilité établie
Autre élément troublant relevé par la famille : ni à la guérite, ni aux urgences, les identités des militaires armés n’auraient été enregistrées. Une défaillance jugée inadmissible, au regard de la gravité des faits et du contexte sécuritaire.
Cette absence de traçabilité alimente aujourd’hui l’indignation et la colère des proches, qui estiment que plusieurs responsabilités sont engagées.
Un père de famille fauché, un appel solennel à la justice
Mumposa Ngetadidi Joslain laisse derrière lui 4 enfants, une famille brisée, et des proches déterminés à obtenir justice. Policier, père, frère et fils, il est décrit comme un homme engagé au service de l’ordre public.
Face à ce drame, la famille lance un appel pressant aux autorités judiciaires et sécuritaires afin que toute la lumière soit faite, que les auteurs soient identifiés, arrêtés et traduits en justice, et que les responsabilités civiles et pénales soient établies.
« Que justice soit faite », martèlent les proches, refusant que ce drame rejoigne la longue liste des crimes impunis.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
