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Kinshasa : Un documentaire coup de poing sur les atrocités du M23/Rwanda à Goma et Bukavu projeté, ce jeudi, au CHESD

En mémoire des victimes de l’agression rwandaise en République Démocratique du Congo, le Mécanisme National de Suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba (MNS) a projeté, ce jeudi 10 avril, un documentaire au Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD) à Kinshasa. Le film, intitulé « Carnage : Martyre des femmes et enfants lors de la prise de Goma et Bukavu par les RDF/M23 (janvier-mars 2025) », documente les exactions commises dans l’Est du pays.

« Ce documentaire retrace le carnage, les martyres des femmes, des enfants, des artistes, de la population entière à Goma et à Bukavu, lors de l’occupation par les RDF/M23 », a déclaré le professeur Ntumba Luaba, coordonnateur du MNS, dans son allocution d’ouverture.

Et d’ajouter : « Ce film ne montre qu’un fragment de l’indicible. Mais face à l’indicible, quels mots peuvent suffire ? Que faire devant une barbarie sans nom ? »

De son côté, la ministre de la Culture et du Patrimoine, Élebe, a salué la mémoire de toutes les victimes de cette agression, dénonçant une guerre injuste imposée au peuple congolais.

« Nous ne sommes pas ici seulement pour projeter un film. Nous sommes ici pour rendre hommage à celles et ceux qui ont souffert, qui souffrent encore, et à ceux qui ont perdu la vie à cause de cette barbarie qui frappe nos concitoyens à l’Est. Je vous demande d’observer une minute de silence en leur mémoire », a-t-elle déclaré avec gravité.

Elle a également souligné que ce documentaire constitue un plaidoyer poignant pour la justice, la réparation et la mémoire collective. « La violence contre les femmes et les enfants est un crime abject, un acte traître commis sous les yeux du monde. Elle ne peut être tolérée par aucune société juste. »

Pour la ministre, l’oubli est l’ennemi silencieux de la justice. « Un peuple sans mémoire est un arbre sans racines. Ce film est un cri, une alerte, une preuve. »

Elle a conclu par un message de résilience : « Nous sommes un peuple combattu de toutes parts. Mais nous resterons debout. Moi qui ai grandi dans le crépitement des balles, je sais que notre force réside dans notre mémoire et notre résistance. »

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET