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Kinshasa : Trois soldats abattus au camp Babylone par un élément de la Garde républicaine, les armes se retournent entre frères d’armes
Une scène tragique s’est déroulée dans la nuit du 15 mai 2025, au camp Babylone, dans la commune de Kintambo. Vers 3h du matin, un militaire de la Garde républicaine a ouvert le feu sur trois soldats de la Police militaire, les tuant sur place.
Selon des sources sécuritaires, le tireur aurait saisi les chargeurs de ses victimes avant de se retrancher dans un bâtiment en construction à l’angle de l’avenue Kivu, à proximité du camp.
Alertées, les unités de la Police militaire ont rapidement déployé un dispositif de grande envergure. De 3h à 8h, le quartier a été bouclé, des échanges de tirs ont été entendus dans la zone. L’opération s’est soldée par l’interpellation du militaire retranché, dont les motivations restent encore inconnues à ce stade.

Une enquête militaire a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances précises de ce triple homicide. La situation est actuellement sous contrôle, selon les autorités.
Cet événement, bien que choquant, n’est pas isolé. En avril dernier, dans un autre camp militaire à Kokolo, un policier a assassiné sa femme (également policière), ses enfants ainsi qu’un voisin. Sept personnes avaient péri ce jour-là, dans une affaire qui avait déjà suscité une vive inquiétude au sein de la population.
Ces faits, aussi graves que rapprochés, posent une question de fond : que se passe-t-il dans nos casernes ? Comment expliquer que des armes censées défendre la nation se retournent contre ceux qui la servent ?
Pourquoi les détenteurs légitimes de la force publique deviennent-ils eux-mêmes source d’insécurité ?
Il est urgent pour les autorités militaires et le gouvernement de repenser le système de contrôle, de discipline, et de suivi psychologique des forces armées et de police. Car un soldat ou un policier instable, frustré ou mal encadré, armé d’un fusil d’assaut, devient un danger pour les autres, pour sa famille, et pour la République.
Ce drame de Babylone n’est pas seulement un fait divers. Il est le symptôme d’un malaise plus profond qui ronge silencieusement les fondements mêmes de l’appareil sécuritaire. Et tant que les signaux d’alarme ne seront pas pris au sérieux, les armes continueront peut-être à parler là où le silence et la discipline devraient régner.
Dorcas Mwavita/CongoProfond.net
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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
