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Actualité

Kinshasa : Socrates Mubengaie propose une loi pour sanctionner la mauvaise gestion des déchets

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Vers une capitale plus propre ? L’Assemblée provinciale de Kinshasa s’attaque enfin à l’un des problèmes les plus visibles et les plus négligés de la ville : les ordures ménagères.

Ce jeudi 17 avril, l’honorable député provincial Socrates Mubengaie a présenté une proposition d’édit ambitieuse visant à réglementer , et surtout sanctionner , la mauvaise gestion des déchets domestiques dans la capitale congolaise. Un texte inédit dans un pays où le droit reste encore étonnamment silencieux sur cette question pourtant cruciale.

 

L’élu de Mont-Ngafula a justifié cette initiative par un constat simple : malgré la multiplication des campagnes de propreté, aucun texte juridique provincial ne définit clairement les responsabilités ni les sanctions en matière de gestion des ordures ménagères à Kinshasa.

S’appuyant sur la Loi n°11/009 du 9 juillet 2011 relative à la protection de l’environnement, le député propose une base légale solide. Son texte, structuré en quatre chapitres, encadre les infractions, définit les mesures de répression, introduit des dispositions spécifiques au contexte de Kinshasa, et abroge les lacunes réglementaires existantes.

Déclarée recevable par la majorité des élus provinciaux, la proposition a été renvoyée à la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour toilettage. La Commission environnementale apportera également sa contribution pour renforcer le caractère opérationnel du texte.

Pour Socrates Mubengaie, ce projet s’inscrit dans la droite ligne de l’ambitieux programme “Kinshasa ezo bonga” du gouverneur Bumba lubaki Daniel . Son objectif ? Offrir à la capitale un cadre légal qui permette non seulement de sanctionner les incivilités, mais aussi de responsabiliser chaque acteur — citoyen, commerçant, autorité locale — dans la préservation de l’environnement urbain.

Avec cette initiative, Kinshasa amorce peut-être un tournant historique dans sa lutte contre l’insalubrité. Reste à savoir si la volonté politique affichée se traduira concrètement sur le terrain.

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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