Connect with us

Actualité

Kinshasa/société : Trajet arrêt Sonas-Tshangu, le prix de transport varie selon l’heure et l’humeur des chauffeurs

Published

on

 

 

Depuis un certain temps dans le district de Tshangu, les embouteillages font souffrir la population. Et comme conséquence, le prix de transport devient variant selon l’heure et les humeurs des chauffeurs. La distance partant de l’arrêt quartier 1 à l’arrêt Sonas, en Ville, les passagers payent 1000fc la journée, et le soir le prix augmente à 2000fc, voire 3000fc.

Une situation qui perturbe énormément la population. Certains étudiants sont obligés d’arrêter le s cours un peu plus tôt que prévu pour rentrer très vite à la maison de peur de subir et les embouteillages , et la hausse de prix. D’autres, par contre, surtout ceux qui n’ont pas assez d’argents, préfèrent attendre les bus Transco, avec tout le risque d’arriver très tard à destination.

Pour leur part, certains chauffeurs estiment que cette situation est dû aux embouteillages et aux tracasseries qu’ils rencontrent en route.

Les passagers sont obligés de payer 3000fc ou plus pour arriver à destination, surtout le soir vers 17h, alors que le nouveau prix fixé par l’hôtel de ville pour cette course est de 1000fc .

Un grand monde a aussi été observé sur la place « sabena », dans la commune de la Gombe, en passant par la gare centrale sur leboulevard du 30 juin. Chaque jour la population en souffre. Les gens se bousculent pour se trouver une place dans les bus en destination de Tshangu.

 

Kethia Mukiele ( stagiaire congo profond) .

Actualité

Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

Published

on

L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

Continue Reading