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Actualité

Kinshasa : Sama Lukonde donne le go du Forum Régional sur la mise en œuvre de la stratégie de la CIRGL pour l’or de l’EMAPE  

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La salle Congo Majesté de Hilton Hôtel à Gombe a servi de cadre pour la cérémonie d’ouverture du Forum régional sur la mise en œuvre de la stratégie de la CIRGL pour l’or de l’exploitation artisanale et à petite échelle dont le go a été donné par le premier ministre, Jean Michel Sama Lukonde, ce mardi 12 septembre 2023.

Les ministres des Mines et leurs représentants de douze États membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs ont rehaussé de leur présence ces assises qui militent pour un système régional de suivi des chaines d’approvisionnement en minerais, une solution durable pour un commerce responsable de l’or artisanal dans la région.

Plusieurs personnalités ont donné de la voix à l’entame de cet événement, il s’agit, entre autres, de Joaõ Samuel Caholo, Secrétaire Exécutif de la CIRGL et de la ministre des Mines, Antoinette N’Samba Kalambayi.

Dans sa prise de parole, Antoinette N’Samba Kalambayi a rappelé le processus de la création de la CIRGL, qui était lancé par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, dans le contexte des conflits armés dans la région des Grands Lacs africains. Pour la ministre des Mines de la RDC, la CIRGL a été conçue comme une solution à un problème, malheureusement jusqu’à ce jour, l’exploitation des ressources naturelles continuent d’être un ferment de la prolifération des groupes armés et même des conflits interétatiques.

Poursuivant son adresse avec un ton ferme, Antoinette N’Samba Kalambayi a tenu à fixer les esprits sur le comportement malveillant d’un membre de l’organisation et de ce qu’on pouvait qualifier d’hypocrisie de la part de la CIRGL face à l’agression dont est victime la République Démocratique du Congo. » Durant ces assises nous aurons l’occasion de faire l’état des lieux des efforts déployés par chacun de nos États membres, pour améliorer la transparence et la chaîne d’approvisionnement responsable dans l’extraction et le commerce de l’or artisanal, en mettant l’accent sur les opportunités et les atouts de chacun de nos pays afin de nous offrir toutes les chances de réussite « , a-t-elle martelé.

Et pour chuter, la ministre a communiqué le point de vue du gouvernement congolais, sur un état des lieux qui s’impose, d’autant plus que la RDC a le sentiment que l’application des outils du Mécanisme régional de certification de la CIRGL n’est pas uniforme parce qu’elle se trouve être le seul membre, à les mettre en application, alors que l’idéal à la base de la conception de conférence était de lutter contre les pratiques minières barbares.

Puis de s’interroger : » La RDC en arrive à se demander le bénéfice qu’il en tire réellement ? ».

Ce questionnement légitime se justifie de plus bel lorsqu’au sein de la conférence, un membre agresse un autre membre pour ses minerais et que fait la CIRGL en face de cette agression qui est devenue un secret de polichinelle ?

Il est aujourd’hui logique qu’après 10 ans d’implementation des outils du Mécanisme Régional de Certification, une évaluation sérieuse s’impose comme un préalable à des nouvelles perspectives, a-t-elle conclu.

Notez que ces assises s’étaleront durant 4 jours, soit du 12 au 15 septembre 2023.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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