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Kinshasa: Rentrée scolaire maussade au camp-Luka, des écoles désertes…
La rentrée scolaire 2022-2023 a ete lancée le lundi 05 septembre 2022 à Kinshasa par le ministre de l’Enseignement Primaire, secondaire et technique (Epst), Tony Mwaba. La cérémonie de lancement s’est déroulée au Collège Saint Joseph Elikya dans la commune de Gombe.
Comme à l’accoutumée, les écoles de cette partie de la capitale ont reçu un nombre suffisant d’élèves, et ce, en maternelle, primaire et secondaire.
Cependant, dans plusieurs quartiers périphériques de Kinshasa, les écoles ont été désertes, comme le cas de camp-Luka dans la commune de Ngaliema.
Il est 7h30, l’heure où les cours débutent, sur le chemin, les élèves en uniformes sont à compter au bout de doigts.
A peine une école, le CS Père Geovani fait la différence avec une dizaine d’élèves. Une exception. Dans d’autres écoles, privées tout comme publiques, seuls les enseignants répondent présents. Au CS le Tout Puissant, situé sur l’avenue Bongono n°13, on compte seulement 2 élèves.
Interrogés par Congoprofond.net, les parents avancent la raison du déficit de préparation suite au manque d’argent. Ils attendent d’être payés au plus tard à la fin de cette semaine pour compléter les objets scolaires manquant.
Le moins que l’on puisse dire est qu’au camp-Luka, la reprise de cours a été maussade.
MK/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
