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Kinshasa : Pour avoir incité les jeunes à s’armer des machettes, le bourgmestre de Kinsenso suspendu !
C’est par un décret que le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a suspendu Gode Atswel Okel, bourgmestre de Kinsenso, de ses fonctions, suite à son message «invitant la population de sa municipalité à s’armer des machettes pour faire face aux jeunes délinquants communément appelé kuluna ».
Cette suspension, a en croire Gentiny Ngobila Mbaka, a été ordonnée par le Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Maître Peter Kazadi Kankonde.
« Sur instruction de son Excellence le Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, suite aux déclarations faites par vous, invitant la population de votre entité municipale à se munir des machettes pour se défendre, chose qui a entraîné comme conséquences, des affrontements des inciviques « Kuluna » et une montée inquiétante de l’insécurité (…), j’ai le regret de vous annoncer par la présente, votre suspension des fonctions de bourgmestre (…) », a écrit le gouverneur de Kinshasa au bourgmestre de Kinsenso.
Dans sa correspondance, Gentiny Ngobila Mbaka a également signifié à ce dernier qu’une action disciplinaire a été ouverte contre lui.
Il sied de rappeler que le Vice-premier Ministre et Ministre de l’Intérieur avait effectué une descente à Kinsenso le 17 avril dernier, après avoir été informé des actes des violences des « Kulunas » ayant causé des morts.
Dorcas Ntumba/ CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
