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Kinshasa : plus de 30 tonnes des vivres d’Abed Achour remis aux prisonniers de Makala
» Suite aux rumeurs liées à la détresse des prisonniers de Makala, j’ai été au chevet de mes frères et sœurs emprisonnés pour leur faire un don important de vivre afin de leur permettre de manger décemment et d’avoir un stock viable. Je rends grâce à Dieu ». Tel est le message posté dans les réseaux sociaux par l’homme d’affaires et philanthrope Abed Achour, après son geste en faveur des pensionnaires de la prison centrale de Makala, ce dimanche 6 septembre 2020.

Pour poser cet acte de générosité, le directeur général de Sokin s’est fait
accompagner de Junior
Nembalemba, député national et élu de la Tshangu.
Dans sa gibecière, des vivres frais et secs pesant plus de 30 tonnes. Il s’agit des produits alimentaires tels que riz, huile, semoule de maïs,
corned beef, sardines, poulets
et poissons. Abed Achour a aussi renforcé les congélateurs et autres greniers de l’ex Centre pénitentiaire et de réinsertion de Kinshasa (CPRK) dans le seul souci de permettre aux prisonniers de manger convenablement.

Au nom des bénéficiaires, le
directeur adjoint de la prison Centrale de Makala, Trésor Mashaka Sabiti, a remercié ce bienfaiteur. Ému, il n’a pas caché sa joie en réceptionnant ce don au nom de tous les détenus.
Reconnaissant, Trésor Mashaka a dit toute sa gratitude à Abed Achour et invité d’autres personnes de bonne volonté à poser des actes similaires en guise de contribution à l’érection d’un Congo nouveau et
digne où il fait beau vivre pour tout le monde.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
