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Kinshasa : « Outre neuve ASBL » à la rescousse des prisonnières de Ndolo et Makala

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Dans le cadre de ses activités, dans son volet social, « Outre Neuve Asbl » a rendu visite, les 12 et 13 juin 2020, aux détenues de la prison militaire de Ndolo et celles de la prison centrale de Makala. Dans sa gibecière: des vivres et des non vivres. Ce, en marge de la journée internationale des menstruations et aussi dans le souci de limiter la propagation de la covid-19.

« Notre cheval de bataille reste la même : aider à l’amélioration des conditions de vies dans nos centres pénitentiaires. Il faut humaniser nos cachots tant sur le plan des textes que social. C’est ainsi que nous avons gratifié ce vendredi et samedis nos mères, soeurs et filles des masques de protection contre la covid-19, du sucre, des bandes hygiéniques, des spaghettis, des papiers hygiéniques, des boissons sucrées, etc. », a fait savoir Me Charlène Yangazo, coordonnatrice de cette organisation.

Insistant sur sa mission d’humanisation du système carcéral et l’amélioration des conditions de vie des détenues, Outre Neuve Asbl envisage de faire prochainement un plaidoyer pour la réforme de la loi pénitentiaire et projette l’organisation en juillet prochain d’un atelier à l’occasion de la journée internationale des détenus.  » Nous remercions toutes les personnes qui ont répondu positivement à notre appel d’aide à l’assistance des femmes prisonnières », a-t-elle martelé.

Créée depuis 2015,  » Outre Neuve » oeuvre sans relâche en faveur des femmes et jeunes filles emprisonnées à travers sa clinique juridique gratuite.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

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Des ex-kulunas à la craie et au tableau : 500 bancs-pupitres de nouveau pour les écoles de Camp Luka

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Le geste peut sembler répétitif, mais sa portée est profondément patriotique. À Camp Luka, quartier presque enclavé de la capitale congolaise, la dotation de 500 pupitres par le Service National, au nom du chef de l’État, a suscité une vive émotion. Les responsables de l’EP 1&7 Kimpangi et du lycée technique Tolendisa n’ont pas caché leur satisfaction face à cet appui matériel venu répondre à un besoin longtemps ignoré.

La gratitude d’une communauté longtemps oubliée

Dans cette cité périphérique de Kinshasa, l’attention du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a immédiatement laissé place à la gratitude.

« Nous avons un sentiment de joie et de reconnaissance pour ce que le chef de l’État, notre autorité numéro un, a fait pour la cité de Camp Luka », a confié une responsable scolaire, visiblement émue.

Pour ces établissements, souvent confrontés à un déficit criant d’infrastructures, ces pupitres symbolisent bien plus qu’un simple mobilier scolaire : ils incarnent une reconnaissance et une restauration de la dignité des élèves.

500 pupitres, symbole d’une réinsertion réussie

Au-delà de l’aspect matériel, cette dotation est l’un des résultats palpables de la transformation des anciens “kulunas”, aujourd’hui formés et réinsérés grâce au Service national. Un modèle salué unanimement par la population locale, qui appelle à sa pérennisation.

« Tous les chapeaux au Service national pour tout ce qu’il fait pour notre pays, pour les jeunes et pour les enfants », a déclaré la responsable de l’école, plaidant même pour l’acheminement de nouveaux contingents de jeunes vers Kanyama Kasese, afin de poursuivre les efforts de réinsertion, de transformation et de formation.

Former les Congolais de demain selon les besoins du pays

Présent lors de la cérémonie, le lieutenant général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, patron du Service national, a profité de l’occasion pour lancer un appel fort : celui de repenser en profondeur la formation de la jeunesse congolaise.

« Voilà ce qui peut arriver lorsqu’on veut. Si les jeunes kulunas peuvent devenir en moins de trois ans des hommes utiles à la nation, qu’est-ce que cela ne peut pas produire pour ces jeunes élèves ? », a-t-il interrogé, invitant à rompre avec un enseignement purement théorique et déconnecté des réalités nationales.

L’éducation, pilier du développement national

Pour le chef de l’État, le message est clair : il n’y aura pas de développement sans un encadrement efficient et clairement orienté de la jeunesse. Les temps d’un enseignement routinier sont révolus. Les jeunes Congolais doivent désormais être formés en fonction des besoins réels du pays, afin d’éviter qu’ils ne deviennent les laissés-pour-compte de demain.

Tchèques Bukasa 

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